Interview

« Nous sommes à près de 2000 photographes identifiés régulièrement et transmis au Ministère de la Communication »

Augustin Jefferson Lona, Expert en Management à la ligue des photographes Camerounais(LIPHOC)

  • Le Cameroun célèbre ce 19 août 2019, de concert avec la communauté Internationale, la journée mondiale de la photographie. Que représente cette commémoration pour les membres de l’association que vous êtes ?

Cette journée a une double connotation pour nous. Sur le plan international : c’est une commémoration relative à la présentation de la première photo qui a eu lieu en 1936. Et sur le plan national : cette célébration offre ainsi la possibilité à la ligue de continuer son plaidoyer pour l’amélioration des conditions de vie des photographes. La particularité cette année est que, la ligue n’a pas fait d’évènement spécial mais nous avons choisi d’être latent et d’agir par des actes et non bavarder sans agir. Nous avons donc choisi de continuer le processus de structuration de notre association en posant les bases prônées par le Ministère de la Communication, notre tutelle qui nous accompagne dans cette voie. Et à ce titre nous avons déjà des représentations dans toutes les régions du Cameroun.

  • Après les Journées Nationales de la Photographie(JnP), tenues en novembre 2015 et les assises du 17septembre 2017 à L’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) relatives à la professionnalisation de la corporation. Quelles sont les avancées opérées aujourd’hui ?

(Sourire) Peut-être il faut rappeler à vos lecteurs que les Journées Nationales de la Photographie étaient inédits, jamais le Cameroun n’avait organisé un évènement d’une telle envergure et surtout parrainé par le Chef de l’Etat, son excellence Paul Biya. A la suite de ces travaux, nous avons fait des recommandations qui ont été adressées à qui de droit. Après vous nous avez vu à l’ENAM où le Ministre de la Communication, Issa TchiromaBakary, procédera à la remise des badges aux photographes venus de toutes les 10 régions du Cameroun.

Ceci témoigne déjà des avancées et de façon quotidienne, tous les bureaux régionaux sont entrain de se déployer pour mettre sur pied les bureaux départementaux et à ce jour, nous sommes à près de 2000 photographes identifiés régulièrement et transmis au Ministère de la Communication.Mais vous savez l’innovation est une pilule amère à avaler, nous sommes faisons des avancées et vous verrez ce que deviendra le photographe dans le cadre de l’unicité des prix, de l’unicité des contrats de service. Car le plaidoyer est fait auprès des autorités pour avoir des photographes recrutés à la fonction publique et présents dans les cellules de communication au même titre que vous les journalistes et d’autres corporations.

  • Monsieur Lona, la LIPHOC est une association apolitique et à but non lucratif. Cependant, on a vu l’organisation sur le terrain politique à travers une marche de soutien au Chef de l’Etat. Qu’est ce qui peut expliquer une telle démarche de votre part ?

Il y a la politique et le politique que les gens ont tendance à confondre. Nous avons fait une marche car sans le chef de l’Etat, nous ne pourrions pas rassembler les photographes lors de nos travaux. On lui disait simplement merci à travers la tutelle technique qui est le Ministère de la Communication. Nous ne sommes pas là dans une démarche politique mais une reconnaissance à la suite de son appui, en tant que parrain d’un évènement que nous avons organisé. On ne fait pas de la politique mais on fait avec le politique et dans notre association nous avons des photographes issus de tout bord politique mais tous ont marché pour dire merci au chef de l’Etat et on attend le retour, car comme on le dit souvent « Qui dit merci en demande encore ».

  • Des perspectives pour la Liphoc ?

Biensûr : comme on a déjà structuré la ligue dans les 10 régions, ceci sur fond propre à partir de l’adhésion des membres. Maintenant nous tissons des partenariats pour la formation des photographes, qu’ils aient des équipements « UpTodate », car on est passé de l’argentique au numérique et leur dire M. le photographe : On vous appelle souvent au dernier moment, pourtant vous devez être en première ligne car le souvenir dure 10 ans or la photo dure 100 ans. Alors mettez-vous à votre place et Liphoc avec le concours des autorités nous fera sortir du secteur informel dans lequel nous sommes encore plongés.

Brice Ngolzok

 

 

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