Mvog-Betsi: un marché insalubre

 De plus en plus, l’absence des bacs à ordures transforme le marché Mvog-Betsi à Yaoundé, en un véritable dépotoir de déchets.

Aux alentours comme à l’intérieur de ce lieu de commerce, le constat est alarmant. Ce sont des restes d’ossements d’animaux qui indiques la boucherie. Des déchets de feuilles vertes, indiques également le secteur des vivres frais. Des odeurs nauséabondes de poissons, signales aussi que la poissonnerie n’est plus loin. Sans toutefois oublier l’arsenal de mouches, qui voltigent et chantent au rythme des bruits ambiants du marché.

Les boutiques envahis par les déchets de plastique au marché Mvog-Betsi. Août 2021. ©: A.F.

L’arrière des boutiques est comparable à des décharges publiques. Autant d’indices insalubres qui caractérisent l’état du petit marché situé dans l’arrondissement de Yaoundé VI. Un endroit pourtant censé incarner la propreté.

Causes de cette insalubrité

Des tas d’ordures ça et là, difficile de croire qu’on est dans un marché.  « C’est chacun qui balaient son couloir. Puisqu’il n’y a pas de délégué et de poubelles dans ce marché, chacun fait comme il veut », confit Ousmaila Garga, un tailleur du dit marché. DG Oliver soutient la même opinion :« Les couturiers par exemples peuvent produire près d’une tonne de déchets de tissus par jours, et comme il n’y a pas de bacs, ils les balances n’importe où ».

On évite parfois les sceaux de poubelle au marché Mvog-Betsi à Yaoundé. Août 2021. ©: A.F.

Les agents du service d’hygiène de cet espace commercial ont aussi leur part de responsabilité dans cette pollution.  Ils se contentent de collecter « une somme de 500 francs CFA à chaque commerçant à la fin des mois » sous le fallacieux préteste qu’ils vont nettoyer les locaux du marché. Une tâche qui n’est effectuée que quelques rares fois et de manière légère.

Les risques

Dans cette situation de précarité, la santé des commerçants et des clients est exposée à plusieurs maladies notamment :

  • Les infections bactériennes
  • Le paludisme
  • Les pathologies respiratoires

Pour pallier à cela, le commerçant Oliver, propose que chaque commerçant ait un récipient à sa disposition pour conserver ses ordures, dans le but de les jeter dans la poubelle la plus proche. Balayer c’est bien mais éloigner de soi les déchets qu’on amasse est encore mieux, insinue-t-il par cette proposition. Ne dit-on pas qu’un corps sain est mieux dans un environnement sain ?

 Ajara Fomekong, stagiaire

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