Mendicité au Cameroun : « ce sont des malhonnêtes ! »

Installés dans tous les recoins du marché Mokolo dans la ville de Yaoundé, ces  hommes et femmes qui font la manche au quotidien, ont divers impressions sur des citoyens qui les remarquent

« Le gouvernement devrait les prendre en charge. »

Gwladys Tchetchou, vendeuse de bijoux au marché Mokolo (c): F.N.

Je crois qu’il y a plusieurs sortes de mendicités. D’un côté ceux qui mendient parce que réellement ils n’en ont pas. D’un autre côté ceux qui le font pour arnaquer les autres. Dans le cadre général, je pense que ce sont des gens qui inspirent de la pitié. Que l’on doit aider. Par conséquent, le gouvernement devrait les prendre en charge.

 

« Ce sont des malhonnêtes. »

Ce sont des gens qui ont assez d’argents,  mais qui font semblants d’être assez pauvre. Je connais certains mendiants ici à la Briqueterie. Ils sont même véhiculés.

Séraphin Ndongué, sauveteur au marché Mokolo (c): F.N.

Mais, tu vas les voir s’asseoir tous les jours en route avec l’assiette. Ce sont des malhonnêtes !

 

 

« Ce sont des affamés. »

Sonia Handou, étudiante (c): F.N.

Je pense que les mendiants sont des humains qui n’ont rien à manger; ce qui les oblige de faire la manche. Il est judicieux de souvent leur donner de l’argent, car ce sont des nécessiteux qui n’ont pas de quoi survivre.

 

« Des personnes (…) invalides »

Je trouve normal qu’ils mendient. Parce que, ce sont des personnes généralement presque invalides.

Gilbert Fouda, commerçant au marché Mokolo (c): F.N.

Qui n’ont pas toutes leurs facultés, tous les sens. On devrait par conséquent, leur donner de l’argent de temps en temps. 

 

« Ce sont des escrocs »

Emiline Tsafack, coiffeuse au marché Mokolo (c): F.N.

Généralement, ce sont des hommes et des femmes qui ont deux bras, deux pieds et ne veulent pas s’en servir pour travailler. Même ceux qui ont trois à deux membres, peuvent travailler. Surtout quand ce sont les mains. Je ne peux pas leur donné mon argent, car la terre est sale. Tu va donner ton argent et rester malheureuse toute ta vie.  

Emiline Tsafack, coiffeuse au marché Mokolo.

Propos recueillis par Fadimatou Ndzamndounkye, stagiaire.

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