Abdoul Ganihou: la fierté d’une famille de réfugiés à l’Est-Cameroun

Né prématuré après plusieurs échecs de grossesses, Abdoul Ganihou est au centre de la joie qui anime quotidiennement Adjaratou Aliou, sa mère, et son père.

Le regard sérieux, l’air pensif, Abdoul Ganihou âgé de 23 mois, a donner des frayeurs à ses parents. Vivant au camp des réfugiés de Gado-Badzere, dans l’arrondissement de Garoua-Boulai, région de l’Est-Cameroun, ce miraculé pesait 1900 grammes à la naissance.

Sa maman, Adjaratou Aliou, 23 ans, a beaucoup eu peur de le perdre, tellement il était minuscule. Cette vive crainte s’accentue également par le fait que la mère d’Abdoul a déjà perdu deux grossesses, pendant que sa coépouse n’a pas de problèmes.

Pour éviter de continuer à sombrer dans le malheur, elle met en application la méthode mère kangourou, sous les conseils de la sage-femme, Monique Blanche Meka, par ailleurs superviseuse sage-femme au sein de l’organisation, Africa Humanitarian Action. C’est grâce à cette pratique qui constitue une des réponses de l’Unicef pour le bien être des nouveau-nés prématurés et de faible poids de naissance, que Adjaratou Aliou réussi à conserver son bébé en vie.

Abdoul Ganihou, puisqu’il s’agit de lui, se porte bien aujourd’hui. Il s’amuse quand il veut et comme il veut, avec les autres enfants du camp. «Il n’a aucun problème», lance d’ailleurs sa maman, toute joyeuse.

Au camp des réfugiés de Gado-Badzere, Adjaratou est devenue la conseillère des autres femmes. De temps en temps elle défile dans des cases, pour sensibiliser d’autres mères sur la méthode mère Kangourou et son importance pour les bébés prématurés et de faible poids à la naissance.

« Quand je rencontre une femme qui a accouché un bébé prématuré, je lui demande de pratiquer la méthode mère Kangourou ou d’aller à l’hôpital où elle sera mieux renseigner sur ce qu’il faut faire pour ne pas perdre son enfant » dit-elle. Monique Blanche Meka, le confirme en précisant qu’«elle  m’aide souvent lorsqu’on fait les sensibilisations sur l’importance de la méthode Kangourou. Elle encourage les femmes, en leur expliquant ce qu’elle a vécu, tout en leur disant que si elles se retrouvent dans la même situation, qu’elles ne croient pas que le médecin est méchant lorsqu’il leur demandera de porter le bébé en kangourou ».

Abdoul Ganihou et sa mère, font actuellement la fierté du père de famille, mais aussi de la communauté des réfugiés du camp de Gado-BadzereAdjaratou fait le rêve de voir son fils devenir infirmier ou médecin, pour sauver des vie, et être utile à la société.

Arnaud Kevin Ngano

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