Abus: Mgr Christophe Zoa au centre d’un scandale foncier

L’évêque du Diocèse de Sangmélima, a fait expulser une famille constituée des parents et de 07 enfants, d’une parcelle qu’elle met en valeur depuis 1987.

Depuis 2011, la famille Ekoan est dans l’impossibilité de mener ses activités à Sangmélima, pour sa survie. Ceci à cause de Monseigneur Christophe Zoa, évêque du Diocèse de ce chef-lieu du Dja et Lobo dans la région du Sud-Cameroun.

C’est pourtant en cette même année qu’une convention a été contresignée par le Diocèse et Charles Ekoan Essono, propriétaire du Complexe socioculturel « Cenoda », construit sur un terrain de 2 ha 33a 83 ca. La convention visant à taire les querelles entre les deux parties, a été initiée par Mgr Christophe Zoa, étant donné que cette famille à en croire Charles Ekoan Essono, « est persécutée par les évêques de Sangmélima depuis 2005 », justement à la suite « d’une grève des enseignants du Diocèse de Sangmélima », ajoute Antoinette Mebiam Tangono, épouse Ekoan Essono.

Fuir

En tant que présidente de l’Union départementale des syndicats à cette période là, la syndicaliste Antoinette Tangono a menée avec brio, la lutte pour la cause des enseignants dudit Diocèse.  Pour cette famille en détresse, c’est la principale cause de son malheur actuel.

Plusieurs fois joint au téléphone pour avoir sa réaction par rapport à cette accusation, Mgr Christophe Zoa, a toujours brandi son indisponibilité.  Des fois a-t-il donné l’impression d’être dans des zones très reculées,  ou dans une série de réunions.  Parfois a-t-il même fait croire qu’il fuit le sujet.

Traumatisme

Pour précision, Mgr Christophe Zoa s’est fait délivrer en catimini, un titre foncier datant de 2013, sur cette parcelle mise en valeur par Charles Ekoan Essono, depuis 1987.

Déboussolée, la famille Ekoan, dit être « dans l’incapacité de subvenir à ses besoins, parce que coupée de son activité principale et essoufflée par les dépenses liées aux procédure judiciaires ». Certains enfants « ont dû interrompre leur cursus scolaire, et sont traumatisés », révèle la maman, visiblement abattue.

Affaire à suivre…

Arnaud Kevin Ngano

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