Accusation contre Ayah : La main d’un “cabinet noir” ?

Le président de la fondation Ayah, fils de Ayah Paul Abine, ancien magistrat, dit à haute et intelligible voix, qu’un “cabinet noir” agit pour détruire sa famille.

“En 2008, mon père a été le seul député du Rdpc a avoir voté contre la modification de la constitution. A partir de ce moment, le cabinet noir a promis de lui faire la peau”. Ainsi parle Ayah Ayah Abine. Le président de la fondation Ayah ne mâche pas ses mots : des personnes tapis dans l’ombre, veulent “effacer” (c’est son vocabulaire), tout ce qui est de la famille Ayah. Ceci parce que son père “n’a pas souvent cautionné le faux et a osé penser au changement sur le plan politique”, dit-il.

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Selon lui, les ennemis de la famille ont davantage été énervés en 2011, lorsque Ayah Paul, ancien député du parti au pouvoir, présente sa candidature à l’élection présidentielle sous la bannière de sa formation politique, People’s action party aujourd’hui Popular action party. L’humiliation et la torture subit par l’homme politique en janvier 2017, réconforte encore plus le dirigeant de la fondation Ayah dans sa position.

Tout a été planifié…

La fondation Ayah aux cotés des enfants déplacés

Ce jour là, un samedi soir, “alors que mon papa était encore avocat général de la cour suprême donc numéro 2 du pouvoir judiciaire, on a envoyé ses subordonnés le traîner au sol, nu. Ils l’ont trimbalé au Secrétariat d’Etat à la défense en charge de la gendarmerie (SED), ou il a été embastillé. On lui a même injecté des maladies là-bas”, relate Ayah Ayah, qui ajoute que son père “est sorti du SED avec un œil presque complètement gâté, 8 mois après son kidnapping, sans être inculpé”. Tout avait été planifié à son avis, et la suite est en cours, sous les ordres du “cabinet noir”.

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Ce cabinet noir “recrute tous les jours”, affirme l’admirateur et fils de Ayah Paul Abine. Ses adeptes ou membres sont parfois des personnes qui ont connu et côtoyé la famille. Cela semble être le cas de l’instigateur de l’accusation faisant les choux gras de la presse en ce moment. Accusation selon laquelle, la fondation Ayah fournirait des armes aux combattants de l’ambazonie (Amba boys).

Le président de la fondation, qui nie cette accusation, rassure qu’il ne ménage aucun effort pour que ce cabinet noir soit démasqué et démoli.

Arnaud Kévin Ngano

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