Actes de naissance : l’urgence des audiences foraines pour les déplacés internes au Cameroun

Ils sont de plus en plus nombreux à se mouvoir dans les régions francophones du Cameroun, sans pièce s d’identité, parce qu’ils n’ont pas d’acte de naissance. Il s’agit des camerounais ayant fui les  localités des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, à cause la crise sociopolitique.

La question a été relevée avec enthousiasme lors des échanges d’un atelier de renforcement des capacités des journalistes, sur l’enregistrement des naissances, le 4 décembre dernier à Ebolowa, dans le Sud-Cameroun. Echanges faisant suite à un exposé sur la problématique de l’enregistrement des naissances des personnes réfugiées. Très peu d’entre eux, bénéficient encore des avantages de ce document, a-t-on pu apprendre.

Certains qui voudraient même le rétablir, se butent à l’indisponibilité des acteurs du secteur de l’état civil dans ces zones, en ce temps d’instabilité sociopolitique. D’ailleurs, « dans la région du Nord-Ouest, seulement deux tribunaux fonctionnent. Ceux de Bamenda et Nkambe », a signalé un des participants, animant des programmes dans une radio du chef-lieu de la région du Nord-Ouest. Selon lui, il est plus qu’urgent que le gouvernement s’active à résoudre le problème d’acte de naissance des victimes de la crise anglophone.

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Cela fait partie des objectifs de cette rencontre de 2 jours tenue les 3 et 4 décembre 2019 à Ebolowa. L’organisateur, à savoir le Bureau national de l’état civil (Bunec) en collaboration avec le ministère de la communication, appuyé par le Fond des nations unies pour l’enfance (Unicef), voudrait à travers ces assises, pousser les hommes et femmes de médias à s’intéresser d’avantage aux problèmes liés à l’enregistrement des naissances.

Ainsi, plus d’une quarantaine de journalistes venus de 6 régions du Cameroun ( Sud, Centre, Littoral, Ouest, Nord-Ouest et Sud-Ouest ) ont été entretenus aussi bien sur les concepts de l’enregistrement des faits d’état civil, que sur l’importance de l’enregistrement des naissances, la démarche et les défis de la production d’une communication sur l’enregistrement des naissances au Cameroun, mais surtout sur le plan stratégique pour la réhabilitation de l’état civil dans ce pays. Quatre groupes de travail ont également été constitués avant la fin de la formation, pour faire des propositions de communication devant favoriser et susciter le changement.

Les travaux se sont achevés sous la promesse de faire bon usage des acquis emmagasinés à Ebolowa. Le même atelier va se dérouler à Garoua, chef-lieu de la région du Nord, les 12 et 13 décembre 2019. Mais ce sera cette fois là, destiné aux hommes et femmes de média des régions du Nord, de l’Adamaoua, de l’Est et de l’Extrême-Nord.

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Arnaud Kévin Ngano

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