Allaitement Maternel : Une arme efficace qui sauve des vies

C’est ce qui a été dit aux journalistes mercredi 7 août 2019 à Yaoundé, au cours d’une conférence de presse organisée par le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef).

« L’une des principales causes de la malnutrition chez les enfants de 0 à 23 mois, c’est la mauvaise pratique de l’allaitement maternel ». Ces propos du Dr Roger Sodjinou, chef de la section nutrition de l’Unicef au Cameroun, mettent en exergue l’importance de cet aliment pour le bébé. Il permet de sauver des vies, et d’améliorer le développement sanitaire, social, apprend-on au cours de la conférence de presse du 7 août 2019 à Yaoundé. C’était à l’occasion de la célébration de la semaine mondiale de l’allaitement maternel, édition 2019.

L’objectif étant de promouvoir cette pratique au Cameroun et ailleurs, plusieurs explications relatives au thème choisi cette année-« responsabiliser les parents, encourager l’allaitement maintenant et pour l’avenir »-, ont été apporté à la trentaine d’historiens du présent, réunis dans la salle de conférences de l’Unicef ce jour-là. Trois messages phares sont à véhiculer dans les médias.

Le lait maternel exclusivement

Il s’agit de l’allaitement maternel optimal comme aide pour assurer la survie, la croissance et prévenir la malnutrition ; la protection, la promotion et le soutien de l’allaitement maternel, comme l’un des meilleurs investissements pour la santé ; et la nécessité que les pères, les familles et les collaborateurs dans les lieux de travail et les communautés soutiennent attentivement l’allaitement maternel qui doit être privilégié par les mères.

Selon l’Unicef, dans le monde, « seulement 40 pourcent de tous les bébés de moins de 6 mois, sont exclusivement nourris au sein maternel et 45 pourcent poursuivent jusqu’à l’âge de 24 mois ». L’organisation ajoute que l’augmentation de l’allaitement maternel optimal pourrait éviter plus de 823.000 décès d’enfants et 20.000 décès des mères chaque année.

En clair, en plus du fait qu’il faut mettre le nouveau-né au sein dans l’heure qui suit la naissance, des lieux de travail conviviaux pour les parents dans le secteur officiel et le secteur informel, l’amélioration des politiques et législations en matière de protection sociale parentale, et les normes sociales d’égalité entre les hommes et les femmes, sont plus que nécessaires.

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Arnaud Kévin Ngano

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