Assurances: un incident en gestation au Cameroun

Des transporteurs par taxis et mototaxis ruminent de colère depuis le passage de la prime d’assurance taxi à 66.000 francs CFA pour 3 mois, sur le triangle national.

« On s’achemine vers l’irréparable. Si l’entreprise Stecy, qui est soutenu par l’Etat est en difficulté, combien de fois nous les transporteurs ? » Des conducteurs de taxi, des propriétaires-chauffeurs et leaders de syndicats, ne cessent de se réunir dans l’arrondissement de Yaoundé 6, les départements et régions du pays, pour préparer une riposte à la décision des compagnies d’assurances du Cameroun ayant procédé à la hausse de la prime d’assurance par taxi.

Plus de prime d’assurance

Ils se sont entendus à ne plus désormais payer les frais d’assurance au Cameroun. « Nous sommes prêt à plonger dans la clandestinité, pour être tous arrêtés par les forces de maintien de l’ordre », laisse entendre François Eugène Tetsiadha, président des du Syndicat des employés des transports terrestres et activités connexes du Cameroun (Synetracam), avant d’ajouter que « tout le monde ne paiera plus les assurances ».

A la question de savoir si cette réaction relève de leur ressort en tant que syndicat des travailleurs, ils estiment que cette interrogation est un faux débat. D’ailleurs « nous avons des membres qui sont en même temps propriétaires et chauffeurs, et il ont choisi d’être nos membres », affirme Ernest Zena, président du syndicat national des chauffeurs taxis, cars, bus, auto-bus, camions, motos et assimilés du Cameroun

Les revendications

Pour nombre de chauffeurs-propriétaire de taxi dans la ville de Yaoundé, le véritable problème n’est pas l’augmentation de cette prime de catégorie 4A. Ils exigent au préalable, l’application du respect du fractionnement de la prime d’assurance, la baisse du prix du litre de l’essence ainsi que le gazoil à la pompe, une solution définitive pour l’éradication du transport routier clandestin, l’application de la loi 2015/013 du 16 juillet 2015, instituant le fond de garantie automobile au Cameroun, mais aussi le payement de la prime d’assurances 5B des mototaxis. Conditions sans lesquelles, ces acteurs du transport terrestre routier sont prêt à manifester leur colère.

Des correspondances y relatives ont été adressées au chef du gouvernement et au ministre des finances, les 5 et 19 janvier 2021, sans suite favorable. Ces dénonciations de « flagrance de conspiration, de faux et usage de faux des compagnies d’assurances », comme les qualifie François Eugène Tetsiadha, sont au cœur de la pétition en gestation.

Arnaud Kevin Ngano 

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