Avalanche des pluies à Yaoundé: Des dégâts tous azimuts 

La belle ville  de Yaoundé a perdu son éclat depuis le début du mois de septembre. Des pluies qui n’en finissent plus, laissent derrière elles, des dégâts importants. 

Chaussées inondées, canalisations bouchées , toitures emportés , rues jonchées d’ordures , poteaux électriques arrachés , tuyaux de conduites d’eau déterrés. C’est l’image que présente certains quartiers de Yaoundé après les pluies torrentielles.

Jeudi 03  septembre 2021, une partie du quartier d’Elig-Edzoa, précisément à la descente du marché a été transformé. La circulation est  longtemps restée perturbée à cause de fortes inondations  et d’agitations des marchands tentant de se mettre à l’abris.

Une situation identique au lieu dit Bâta-Nlongkak, le même jour. « La route est bloquée, on n’arrive plus à circuler à cause de l’eau et des ordures  qui remontent à la surface . Tout le monde veut passer pour fuir la pluie,  on va s’en sortir ?  »  s’interroge un riverain . « A la moindre petite pluie tout est ravagé ici , nos aliments sont renversés dans la boue à cause du violent vent et des grosses gouttes de pluies, se plaint un habitant du quartier Bata-Nlongkakavant d’ajouter que ça inonde de partout, nos boutiques, nos maisons, nos comptoirs sont en danger, nous ne savons plus quoi faire ».

Non loin de là, la zone de la briqueterie n’est pas épargnée. Des  ordures bloqués dans les caniveaux, empêchent aux eaux de pluies de s’écouler et laisse des odeurs nauséabondes corrompre l’atmosphère. Aminatou Diallo propriétaire d’un magasin de tissus africains en bordure de route affirme : « quand les piétons  passent ici  ils jettent les ordures partout , vous-même regardez ! Par la suite, ces ordures bouchent les caniveaux et empêchent à l’eau de couler ». En s’inquiétant ainsi, elle explique aussi que « l’eau de pluie reste coincée et se mélange aux déchets alimentaires, ce qui procure des mauvaises odeurs et  polluent l’environnement ».

Du côté de Mokolo sapeurs, des  voitures coincées et stationnées ne pouvant plus avancer  parce que les eaux de pluies ont rendu la route impraticable, impossible de passer. Les chauffeurs préfèrent donc garer et revenir chercher leurs voitures après. C’est le cas de Georges, conducteur d’une voiture personnelle. «  Depuis que les  pluies ont commencées, il y a des bouchons partout , je suis passé de ce côté pour vite arriver chez moi. Mais je me  suis retrouvé coincé avec ma voiture puisque la  chaussée est glissante », signale-t-il. Et pourtant, le climat pluvieux de Yaoundé n’est pas encore à son terme.

Hator-Re Eyike (stagiaire)

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