Axe MEEC-Nkolbisson : les incessantes réhabilitations

Sur le tronçon allant du carrefour Meec, à celui de Nkolbisson à Yaoundé, l’équipe technique de la Communauté urbaine de Yaoundé ne cesse de refaire cette voie.

Dimanche 30 juin 2019. De gros engins à 3 roues, du gravier, du bitume occupent la voie publique. On procède à nouveau à la reconstruction du tronçon routier Meec-Nkolbisson. Des ingénieurs en travaux publics sont présents sur le lieu, pour poursuivre ce travail de réhabilitation.

Plusieurs facteurs expliquent le rétablissement constant de cette route, apprend-on sur place. Ils sont aussi bien d’ordre humanitaire que géotechnique. A ce sujet, Mani Anguissa, Chef de l’unité d’Etat-civil à la commune de Yaoundé VII, explique que « Contrairement à Oyom-Abang, ou on met plus de temps pour arriver chez soi, on a opté de porter notre attention sur cet axe, parce qu’il est un raccourci très pratiqué ». L’axe Epekta-Oyom-Abang à Mokolo, est couteux. De plus, cette voie est la plus fréquentée et décerne rapidement une partie des arrondissements d’Okala, Mbankomo et Mfou Akono.

Sur le plan géotechnique, il existe d’innombrables causes parmi lesquelles, l’eau, l’urbanisation, le mauvais compactage, la mauvaise qualité du matériau, l’absence de tranchées, la non création de la route sur les sommets etc…

Des facteurs qui ont des effets néfastes sur l’environnement et sur le travail de certains usagers de la route. A cet effet, le géologue Brice « à force de réhabiliter cet axe et à cause de sa mauvaise construction, on assiste entre autres à l’affaissement de la route, à l’érosion des sols, aux inondations ». Certains usagers quant à eux montrent leur indignation. C’est le cas de Stéphane Oumarou qui estime que « c’est un carnage tout simplement. Nos roues de motos en souffrent. Et des bouchons se créent. Ça veut dire quoi réhabiliter la route à chaque fois ? Il est inadmissible que deux semaines ne s’écoulent sans que cette route ne soit refaite. Mieux on nous laissait le goudron du génie militaire ».

Toutefois, pas de conséquences sans solutions dans ce cas. Pour dépenser moins, le géologue propose par exemple aux autorités en charge de ce travail, de « planter des arbres sur les routes, construire des rigoles ou des points de canalisation, et les aménager ».

Maxime Kana, Stagiaire

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