Bafia : “Leader voyage” pressé par la gendarmerie

Depuis fin mars 2020, le personnel de l’entreprise de transport interurbain “Leader voyage” fait l’objet d’interpellation et arrestation menées par la Brigade de gendarmerie de Bafia.

“Notre caissière est abusivement en garde à vue administrative”, lance le responsable de cette agence de voyage. Désespéré, Serge Atangana Ambassa et ses collaborateurs, font recours à l’Organisation patronale des syndicats des transporteurs et assimilés du Cameroun (Opstac).

Un bras de fer, virtuel certes, s’impose donc entre la structure en charge du maintien de l’ordre dans le chef-lieu du département du Mbam-et-Inoubou, et l’organisation de la société civile que dirige le syndicaliste Jean Claude Paul Noah. Selon ce défenseur des droits du patronat dans le transport interurbain, «cet abus sur “Leader voyage”, est orchestré par le sous-préfet de l’arrondissement de Bafia, Yaya Mebenga» qui impose le maintien en garde à vue, de ladite caissière.

L’autorité administrative, reproche à l’entreprise de s’entêter à pousser les passagers faisant le trajet Yaoundé-Bafia, à payer 2.000 frs CFA, au lieu de 1500 frs CFA. Le chef de terre estime qu’il est hors de questions que des opérateurs s’amusent à défier le gouvernement, sur son territoire. Surtout pas en ce moment où on est en guerre contre le #coronavirus.

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Pourtant, affirment les promoteurs d’agences de voyage, à cause des mesures restrictives prises par le ministère des transports pour freiner la propagation de ce #Covid 19, le nombre de places a été réduit de 15 à 10; 19 à 12; 22 à 15; 35, 32 ou 30 à 20 et 70 à 50 respectivement dans les cars, autocars et bus. Le prix du litre du carburant et les tracasseries routières n’ont pas changé.

Sachant que le développement économique dépend du transport, les transporteurs pensent que le gouvernement doit aussi prendre des mesures d’accompagnement, comme cela a été fait en Cote d’ivoire et au Bénin.

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Arnaud Kévin Ngano

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