Bâtons de manioc : une activité rentable

Veuve depuis 3 ans, maman Suzanne vend le bâton de manioc au carrefour Simbock sis à Yaoundé VI,  afin de subvenir aux besoins de sa famille.

Dans son salon, ce sont des relents d’odeurs fétides de manioc trempé qui accueillent le visiteur. Maman Suzanne et sa fille s’affairent à la confection du bâton de manioc, pour prendre soin de la famille : «  après le décès de mon mari, j’ai décidée de  me lancer dans la vente des bâtons, étant donné que  je cultive le manioc », affirme la commerçante.

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Il est 8 heures ce dimanche 15 août 2021,  lorsque la dame entame le travail. D’un côté, sa fille lave les feuilles de bâton. De l’autre, la maman à l’aide d’une cuillère, étale la pâte de manioc sur les feuilles. Enfin, elle les attache avec des fibres de palme de raphia et pose au feu.

Cuisson et exposition

Après 45 minutes de cuisson, la dame enlève les bâtons du feu et les étale sur des bâches afin qu’ils se refroidissent. Quelques minutes plus tard, Suzanne divise le nombre de bâton en deux : 50 pour sa fille et l’autre moitié pour elle. «Il y a des jours où j’attache 200 à 300 bâtons et je peux gagner 5.000 ou 10.000 francs CFA. En effet, chacune vend de son côté et  le soir on compte l’argent  qu’on a gagné », explique-t-elle.

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A 15 heures et 30 minutes, maman Suzanne et sa fille quittent la maison pour se rendre au lieu de vente. Chargés dans des plateaux, les bâtons de manioc de la dame ornent les abords du carrefour Simbock. Assise sur un tabouret, la dame attend les clients. Les véhiculés, les passants, tous s’arrêtent pour acheter le bâton de maman Suzanne. D’après son entourage et certains de ses clients, cette maman de 50 ans, est très courtoise, accueillante et sympathique.

Bon bâton

D’aucun témoigne que son bâton est très bon et  moins couteux, car le prix d’un bâton est de 100 francs CFA. Aurélie, une de ses clientes régulières affirme : « j’aime quand le bâton est élastique comme le chewing -gum, sucré et à bas prix .Du coup je suis abonnée jusqu’à la gare ».

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Grace à l’argent que maman Suzanne gagne en vendant des bâtons de manioc, elle règle ses différentes factures et paye l’école de ses enfants.

Orchele Ambomo, stagiaire

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