Bertin Fodjeu : « Le secteur des mototaxis a été réglementé sans être organisé »

Bertin Mathieu Fodjeu, président de l’association Moto-citoyen, propriétaire d’une auto-école pour chauffeurs de moto, leader de l’Organisation syndicale des conducteurs de mototaxi, tricycles et assimilés du Cameroun, rêve d’une véritable structuration et organisation de son secteur d’activité au pays de Paul Biya. Il s’inspire ainsi, du Rwanda.

Vous vous êtes rendu au Rwanda récemment pour une visite de travail de plus d’une semaine, mais depuis, on attend toujours les retombées au Cameroun. Que préparez-vous en ce moment ?  

Une victoire se prépare. Il était question de se rendre au Rwanda, pour une prise de contact et d’imprégnation dans le secteur des mototaxis, au Rwanda ; et quand nous sommes rentrées, nous avons désigné la ville de Kribi comme échantillon.  Nous y avons déjà 8 coopératives. 5 syndicats et plusieurs associations ont accepté d’être membre.

Ainsi, il y a de cela quelques semaines, nous avons procédé à la création des coopératives qui auront à leur tête, une fédération. Au moment venu, nous tiendrons un point de presse pour dire ce que nous faisons au Cameroun, après notre passage au Rwanda. Après cela nous allons faire la restitution au près du gouvernement, qui est un partenaire primordiale et capital, à côté bien sûr des compagnies d’assurance et des importateurs entre autre.  

Quels sont les avantages de fonctionner avec les coopératives au Cameroun ?

En 2005, les rwandais sont venus dans notre pays, pour découvrir comment se porte le segment des mototaxis dans notre pays, puis ils sont allés chez eux instaurer les coopératives. Constatant que 99 % des conducteurs de mototaxis sont clandestins au Cameroun, et que le gouvernement perd des milliards de francs CFA chaque année dans le monde des mototaxis, nous prenons le risque d’organiser notre secteur d’activité. Il a été réglementé sans être organisé.

En allant donc vers les coopératives comme nous avons vu au Rwanda, le gouvernement va trouver son compte, les conducteurs et les partenaires seront à l’aise. Il y aura tellement d’avantages que nous ne pouvons pas détailler ici maintenant. Nous nous sommes rendu compte que le Rwanda a plus de 245 coopératives, avec une fédération à la tête. Au Cameroun, c’est possible de le faire également.    

Que faut-il au juste pour être membre de la coopérative ?

C’est très simple. Tous les professionnels sont conviés à adhérer. Il faut juste avoir son permis de conduire, son assurance, son impôt libératoire et autres pièces exigibles. Faire partie d’une association, d’un syndicat ou tout autre organisation membre.

LIRE AUSSI : Visite de travail au Rwanda.

Propos recueillis par Arnaud Kevin Ngano

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