Biodiversité : une boussole des projections de développement au scanner

Les 13 et 14 décembre 2021 à Mbankomo non loin de la capitale camerounaise, se tient un atelier d’examen et d’évaluation du rapport de cadrage de l’étude de l’empreinte sectorielle sur la biodiversité au Cameroun.

Le secteur des infrastructures ainsi que le sous-secteur agropastoral et halieutique sont les principales sources de l’érosion de la biodiversité au Cameroun. Cette conclusion a découlé des assises de la deuxième réunion du groupe de travail du projet Biodev 2030, organisés à Douala du 6 au 7 décembre dernier.

            Les secteurs de la production rurale sont les deux secteurs qui émergent de l’étude.

La rencontre du 13 au 14 décembre 2021 dans la salle des conférences de l’hôtel Djoll de Bankomo, fait suite aux résolutions et recommandations des échanges dans le chef-lieu de la région du Littoral. « A Douala, on voulait voir de quel poids pesait chaque secteur dans le processus d’érosion de la biodiversité », rappelle le Professeur Paul Tchawa, président de la plate-forme nationale de politique scientifique sur la biodiversité et les services écosystémiques (PN Spbes).

Les enjeux

Il précise par la suite que « nous sommes ici aujourd’hui, dans une logique de validation d’un important document qui sera désormais la boussole que ce soit pour les chercheurs ou pour les décideurs. » Les enjeux étant de faire en sorte que la prise des décisions soient nourrit par une bonne recherche.

Point par point les différents participants épluchent le rapport de cadrage de l’étude de l’empreinte sectorielle sur la biodiversité au Cameroun à Mbankomo, 13 décembre 2021 ©: : A.K.N.

Occasion tout trouvée pour le secrétaire général du ministère de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable et président de la plate-forme nationale de politique scientifique sur la biodiversité et les services écosystémiques, Paul Tchawa, de remercier « toutes les parties qui donnent la possibilité au secrétariat de la PN Spbes de fonctionner ». Allusion est ainsi faite au Fonds mondial pour la nature (WWF).

Biodiversité : socle du développement

Se voulant houleux l’atelier permet de faire une analyse plus approfondie de tous les secteurs d’activités intervenant dans la biodiversité, au-delà des deux premières cibles.  « L’objectif est qu’à partir de cette analyse, les projections de développement du Cameroun tiennent compte des impératifs de conservation de la biodiversité, déclare Dr. Zacharie Nzooh, Coordonnateur du suivi écologique et de gestion de la faune WWF-Cameroun. Parce que la biodiversité est le socle du développement. »

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Selon lui, « c’est dans ce cadre que le WWF accompagne le gouvernement du Cameroun dans ce processus scientifique. » Ainsi au terme de cet atelier d’examen et d’évaluation du rapport de cadrage de l’étude de l’empreinte sectorielle sur la biodiversité au Cameroun par la plate-forme nationale de politique scientifique sur la biodiversité et les services écosystémiques les secteurs constituant un danger pour la nature, sortiront de la zone rouge.

Arnaud Kevin Ngano

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