Café syndical: l’originalité de la CCT au Cameroun

La Confédération camerounaise du travail (CCT) a lancé mardi 23 février 2021 à Yaoundé, une série de conférence de presse baptisée café syndical, qui va désormais se tenir régulièrement.

Pousser les journalistes à s’intéresser à la situation des leaders syndicaux au Cameroun. C’est le principal objectif du « café syndical » qu’initie la Confédération camerounaise du travail (CCT) au pays de Paul Biya.

La rencontre entre cette centrale syndicale et la presse mercredi 23 février 2021 à la fondation Muna, se présente comme étant « le début d’un rendez-vous qui se veut trimestrielle » désormais, à en croire Antoinette Tangono épouse Ekoan. Selon la présidente de la Confédération camerounaise du travail, les médias traitent difficilement des questions des droits économiques, sociaux et culturels, au détriment des droits politiques et civiques.

Ainsi au cours de ce premier rendez-vous, la CCT a démontré aux hommes et femmes des organes de presse présent, que ses leaders syndicaux font l’objet de discriminations, d’intimidation, de menace et de violences avec la complicité du gouvernement camerounais. A cause de son action syndical dans le département du Dja et Lobo, ses bureaux ont été détruits, des archives brûlées, les bâtiments démolis.

A cela s’ajoute le procès d’usure, mais également les condamnations et menaces de mort dont sont victimes les dirigeants de ladite CCT.

Au vu de toutes ces violations et des observations fait par l’organisation des nations unies dans son quatrième rapport périodique sur le Cameroun, la présidente confédérale Antoinette Tangono épouse Ekoan est convaincu que « le Cameroun est en danger ».

Arnaud Kevin Ngano

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