Call-box: l’activité qui nourrit la famille

Dame Nadège, est “call-boxeuse” au quartier nouvelle route Siméon à Yaoundé, la capitale du Cameroun depuis 3ans. Cette activité lui permet de prendre soins d’elle et de sa famille.

C’est dans un container peint en orange et sous un manguier situé dans la ville aux sept collines que cette femme de 36 ans fait son commerce téléphonique. « J’arrive à mon lieu de travaille à 7h du matin, pour espérer avoir un chiffre d’affaire considérable à la fin de la journée », déclare Nadège.

Elle a réussi avec le temps à avoir une clientèle régulière. Ainsi reçoit-elle en moyenne vingt à trente clients par jour. Pour avoir un bénéfice élevé, elle opte pour moins d’appels. « Je multiplie le transfert de crédit et cela fait en sorte que je gagne plus », dévoile-t-elle

Dans cet exercice, le choix de l’emplacement est primordial. « Le revenu dépend des périodes, raison pour laquelle les jours ne sont pas pareils » ajoute-t-elle. L’accueil chaleureux des clients, fait son atout: elle est toujours souriante.

Pourquoi cette activé

Beaucoup de jeunes après l’obtention de leurs diplômes, sont souvent à la recherche sans succès, d’un emploi. Ainsi pour certains jeunes, le secteur informel est le moyen le mieux indiqué pour s’en sortir. C’est d’ailleurs le cas de Nadège.

« Après mon baccalauréat, je n’étais plus capable de continuer à payer ma scolarité. J’ai donc décidé d’exercer ce métier pour prendre soin de moi », explique-t-elle, avant d’jouter ceci:« quand j’ai rencontré mon conjoint ça nous a permis de :

payer ma dote

célébrer le mariage

 -et maintenant ça me permet d’envoyer les enfants à l’école ».

De toutes les façons grâce à cette activité, la mère de famille arrive à subvenir aux besoins de son foyer et à s’épanouir en tant que femme.

 Méryle Nanfack, stagiaire

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