Cameroun: des décisions tardives

Au Cameroun, pour résoudre un problème, les décisions sont toujours prises lorsqu’il y’ a plus moyen d’y remédier

 

Pour éviter les accidents et les embouteillages dans nos villes, un budget pour l’entretien et la construction de routes est voté et géré par des entreprises, communes et certains ministères presque chaque année. Mais les villes et les routes nationales ne sont jamais désengorgées pour un seul fait, des détournements de financement et la non stabilité des dirigeants dans leurs postes respectifs. Pourquoi cette habitude ne change pas ? Or de l’argent sort presque tous les jours des caisses de l’Etat.

 

Rappelons que le budget 2019 alloué au Ministère des travaux public (MINTP) est de 435 milliards de FCFA avec environ 51 milliards pour l’entretien  routier. Une hausse de quelque 73,7 milliards par rapport à l’exercice 2018. Des gros budgets ainsi défendus chaque année et qui ne parviennent pas à résoudre les problèmes routiers du Cameroun ou encore le font tardivement. Ce qui cause du désordre dans les villes et ainsi surgit des interdictions.

 

Mécontentement des citoyens

« Les chantiers routiers de douala n’évoluent presque jamais. Tout le temps  des modifications sont faites or des études ont été mené bien avant le début et la faisabilité des travaux. Alors pourquoi faire de telles interdictions lorsque vous-même ne respectez pas vos délais. S’il faille interdire, il faudrait aussi faire un bon travail », fustige Sylvain Priso, habitant de Yassa douala.

« Imaginons un seul instant ce que le Tchad perd dans cette interdiction du préfet du Wouri. Interdiction fait hier pour désengorger la circulation sur l’axe Est de la ville douala. Il perde un très gros investissement pour quelques heures de retard d’un convoi. Ici on parle en termes de milliards. Moi je souhaite que le gouvernement fasse son travail », Sekvou Blaise, étudiant en économie à l’UMA et instituteur de l’enseignement technique. Un problème que soulève la plupart des camerounais.

 

Quelques Problèmes

La ville de Maroua est menacée d’érosion et le pont principal risque de s’écrouler on attend quoi pour les réparations car le constat est fait. Le carrefour « Oyomabang » dans la ville de Yaoundé bonde d’eau et de boue qu’en est-il des travaux ? On attend surement les inondations. Le manque d’autoroutes ou de routes dans nos villes, on attend surement que les circulations soient truffées de véhicule. Les concours et les résultats sont faussés on attend les grèves. La crise anglophone et les prisons sont dans le désespoir on attend le chef de l’Etat.

Joël Godjé Mana, stagiaire

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