Cameroun: les actes contestés du Dr Manaouda Malachie

Ayant pris fonctions quelques jours après sa nomination au MINSANTE, le Dr Manaouda Malachie entre en scène avec rigueur

 

Le 02 Aout dernier, le ministre de la santé, Dr Manaouda Malachie a procédé la fermeture des établissements médico-sanitaires clandestins. Des infirmiers et médecins sanctionnés voire suspendus, pour abandon de  poste et non-respect à la déontologie médicale. Et des formations sanitaires fermées. Dès lors, la cerise sur le gâteau est la mesure concernant la prise en charge des patients dans les hôpitaux. Quel problème le ministre de la santé publique compte-t-il résoudre ?

Selon les rapports de l’OMS, depuis 2010 à ce jour, le Cameroun compte environ 1,1 médecin et 7,8 infirmiers et sages-femmes pour 10 000 habitants. Le recensement des ressources humaines de la santé (RHS), de ces dernières années, présente les statistiques suivants. 66% pour le personnel de santé publique en vieillissement, avec 50% des agents ayant entre 39 et 51 ans. Soit 33%  ayant plus de 51 ans. Dans un secteur où l’âge de la retraite se situe dans l’intervalle 50 à 55 ans, on estime que de 2010 à ce jour, 60 agents ont été perdus suite  à leur mise en retraite. Or, les hôpitaux ont besoin du personnel.

“Nous n’avons pas de règlement pour le système d’accréditation de formation des RHS. Les recrutements sont limités, à cause du manque de planification et d’organisation de travail. Tout cela cause le désordre constaté par le ministre dans nos structures. Alors, si du moins le ministère avait résolu ces problèmes ; nous n’en serons pas là”, témoigne Linda, infirmière diplômé d’Etat.

” Il Ya quelques jours, le directeur de l’hôpital de Kaélé, le  Dr Djongmo Daissala, dans la région de l’extrême nord, a été suspendu pour non-respect à la déontologie et à ses obligations professionnelles. Si du moins le personnel de cette structure avait un effectif complet et que le matériel était fourni, on ne devrait pas aujourd’hui pleurer cette dame morte. On forme chaque année dans nos écoles des médecins et  des milliers de personnel sanitaire. Mais, on ne recrute même pas le 1 /3 de ceux-là. Ce n’est pas du tout normal. Alors, en suspendant  ce petit nombre de médecins, qui travaillera à leur place. En fermant les structures privées clandestines où ira le personnel formé ? Que le ministre essaye de relever tous ces aspects-là», revendique le Dr Noumbissi.

Les actions entreprises  par le ministre de la santé semblent ne pas être les  bienvenues. Dans un système gouvernemental affilié à la paresse et au  non-respect des règles établies; plus de  difficultés pourraient naître. En analysant les faits, celui du déficit des RHS  est déjà un danger. À cela vient d se greffer la mise au chômage des agents du privé.  Face à tous cela, le ministre de la santé publique, le Dr Manaouda, pourrait lancer un recrutement massif du personnel. Et favoriser l’ouverture des établissements sanitaires, qui du moins respectent la déontologie des métiers de la santé.

Joël Godjé Mana, stagiaire

Please follow and like us:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *