Cameroun-Palestine : la précarité des journalistes au scanner

Le vendredi 26 novembre 2021 à la Fondation Tandem Muna à Yaoundé, s’est tenue une rencontre entre journalistes palestiniens et camerounais, sous la coordination de la présidente de la Confédération camerounaise des travailleurs (CCT) Antoinette Tangono épouse Ekoan.

C’est une grande première dans l’histoire des relations de collaboration entre les journalistes camerounais et ceux de l’extérieur. Les hommes des médias et par ricochet les travailleurs camerounais, ont échangé pendant près de 3 heures avec un des responsables du syndicat des journalistes palestiniens, Ali Santrisi. Lequel découvrait le Cameroun pour sa première fois.

Les pratiquants du journalisme dans les deux pays se serrent les coudes pour un avenir meilleur. Yaoundé, 26 novembre 2021. ©: A.K.N.

« Coopération internationale : quels avantages pour les syndicats ? » tel a été la problématique de cette conférence bilingue. Informer les journalistes palestiniens sur les réalités des travailleurs camerounais et prendre connaissance de leur propre situation en Palestine. Voici les préoccupations majeures qui ont été au centre des échanges.

Problèmes identiques

Les deux pays ont pu se rendre compte de la similitude de leur situation professionnelle. Ils souffrent en effets des mêmes maux :

  • La précarité des salaires vue le coût élevé de la vie surtout en Palestine
  • L’absence d’une véritable liberté d’expression
  • Le problème d’accès à l’information, les médias publics étant les plus privilégiés au détriment des privés
  • Le manque de formation des journalistes
  • La prolifération des fakes-news surtout en Palestine
  • L’absence de véritable subvention et considération de l’Etat pour certains médias privés.
Ali Santrisi, journaliste palestinien: “Je constate que les problèmes que nous traversons sont les mêmes” Yaoundé, 26 novembre 2021 ©: A.K.N.

Outre les journalistes, les conditions de travail de la Commission des droits de l’homme de la Palestine sont selon le journaliste Ali Santrisi très compliquées. Idem pour celle du Cameroun d’’après l’une de ses membres présente à cette atelier Justine Mba.

Des formations en vue

Sept organes de presse au total ont pris part à cette assise ainsi que des commissions notamment la commission des droits de l’homme du Cameroun.  Son but étant non seulement d’exposer les problèmes, mais aussi de proposer des réflexions, pour améliorer des conditions des travailleurs dans les deux pays.  Il a été prévu qu’à l’avenir des mesures seront prises pour organiser des séminaires de formation pour les journalistes.

Ajara Fomekong (stagiaire)

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