CAN Total Energies 2021 : à n’importe quel prix, mais le spectacle !

Transport, hébergement, per diem, décoration… Ce que coûte la coupe d’Afrique des nations au Cameroun.

Pour assurer le bon déroulement de la CAN TotaleEnergies 2021, le Cameroun n’a pas lésiné sur les moyens. A travers la présence plus massive des soldats, particulièrement à Limbé et Buea dans la région du Sud-ouest, par exemple, des dépenses ont été engagées. Le gouvernement a en fait déployé des soldats lourdement armés sur presque tous les carrefours de Buea et Limbé. « Arrestations et fouilles sont systématiquement opérés » là-bas, apprend-on. Cela nécessite de l’argent, nul n’en ignore !

Le renouvellement des infrastructures et bien-sûr, le financement de la compétition en elle-même, sont aussi au rendez-vous. Cela englobe les différents voyages des délégations impliquées dans l’organisation de l’évènement. On ne peut ainsi éviter de faire allusion aux multiples visites dans les villes abritant les stades où se jouent les matchs. Les déplacements s’étant fait par vol, lorsque cela a été nécessaire. Le transport ainsi que l’hébergement de certaines personnes, présentes à la compétition -l’ouverture notamment-, ont été payés par le Cameroun. Ce qui représente une coquette somme.

Des influenceurs web au frais de l’Etat

La veille du début de la compétition, certains amoureux d’internet, ont été rassemblée pour être appelé à protéger la bonne image du déroulement de la 33ième édition de la Coupe d’Afrique des nations. Leur mission : dynamiser la communication de cette foire footballistique dans les plateformes numériques et sur les réseaux sociaux, mais aussi, contre carrer les « fake news ». Des millions ont été débloqués à cet effet, même si les compétences des concernés ont fait l’objet de vives polémiques sur le triangle national.

Mais il n’y a pas que cela. On peut ajouter à la facture des dépenses, les locations des véhicules, les créations des fans zones, des salles de rassemblement et de réunions. Sans compter les primes et ce qu’on appelle joyeusement : « farotage ». Les organisations des réceptions (parfois par corps de métiers et d’acteurs), à intervenir de prêt ou de loin dans la compétition biannuelle africaine de football, ne sont pas à négliger.

Plus de 500 milliards de francs CFA

En réalité, selon des sources dignes de foi, l’Etat a investi pas moins de 500 milliards de francs CFA, dans les infrastructures sportives du pays et dans l’aménagement du territoire. Les infrastructures en question, comprennent les stades d’Olembe à Yaoundé (60.000 places), Japoma à Douala (50.000 places) Kouékon à Bafoussam (20.000 places), Roumdé Adjia à Garoua, celui de Limbé et le stade omnisport de Yaoundé. Les 4 nouveaux stades construits, et les 2 autres rénovés, ont été mis aux normes Fifa.

On peut également évoquer les 13 milliards de francs CFA, qui ont été débloqués en plus, pour les frais d’organisation de la CAN. Cette enveloppe a été confiée au ministère en charge des sports, celui des transports, et celui du tourisme entre autres. C’est donc environ 520 milliards de francs CFA, qui ont été dépensés par le gouvernement camerounais, dans le but de faire de la CAN TotalEnergies 2021, un succès inoubliable. Peu importe si ces 520 milliards de francs CFA représentent environ 2% du produit intérieur brut du Cameroun.

A cela s’ajoute des investissements privés, difficilement chiffrable certes, mais bien visible dans les cinq régions auxquelles appartiennent les villes choisies pour abriter les rencontres. De Bafoussam à Garoua en passant par Douala, Limbe où Buea et Yaoundé, des hôtels ont été renouvelés, des stands érigés et des espaces loués.

Arnaud kevin Ngano

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