Capital Humain:  la Banque mondiale s’inquiète 

Le Cameroun enregistre un indice en deçà de la moyenne africaine en la matière alors que des pays moins développés du continent ont des chiffres plus prometteurs.

 

0,39 en 2018 contre une moyenne continentale à 0,40, le Cameroun constitue l’un des mauvais élèves en matière d’Indice de Capital Humain (IDH) en Afrique. Le pays enregistre une baisse dans le récent rapport publié en décembre 2018 par la Banque mondiale. Une tendance baissière par rapport à l’année 2012 où le pays se situait à 0,41 que n’a pas manqué de réitérer récemment Elisabeth Huybens.

 

La responsable du groupe lors d’une rencontre avec les Hommes de médias camerounais, dernière du genre avec les journalistes après 04 ans de labeur dans le pays s’est largement pencher sur l’IDH qui constitue selon elle, l’un des freins majeurs auxquels se heurte le Cameroun dans la marche vers son émergence.

Avantages de l’IDH 

En effet  l’Indice de capital humain [Video-durée 2min 45s] représente un élément primordial pour le maintien de façon durable et inclusif de la croissance économique et pour cela, affirme  Elisabeth Huybens  « Le Cameroun doit porter plus d’attention dans les investissements du Capital Humain, c’est vrai bien sûr que les investissements dans les secteurs productifs comme l’électricité, le numérique sont importants mais si la population camerounaise n’a pas un capital humain conséquent pour mettre à profit ces investissements là, ils seront moins rentables et pourraient être perdus ».

 

Il est donc plus qu’urgent pour le leader économique de la sous-région, de mettre un accent sur ce concept qui, pour davantage être optimisé nécessite une réduction du gap existant actuellement entre les différentes régions du Cameroun. Un défi qui passe par une redistribution équitable des revenus pour permettre in fine, d’avoir des populations non seulement en bonne santé (surtout celle infantile) à travers une nutrition adéquate de cette tranche vulnérable qui compte encore près de 10% de décès avant l’âge de 5 ans.

Une éducation de qualité est aussi nécessaire afin de s’adapter aux mutations de l’environnement économique actuel, propice à l’émergence du Cameroun.[doc pdf]

Brice Ngolzok

 

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