Chronique: Nganang est extrêmement dangereux

Il faudrait se désolidariser de ses actes et de son discours pathologiquement haineux.

 

Voici de nombreux mois que j’observe avec beaucoup de recul le discours toxique de Patrice Nganang sur la toile. Tandis que beaucoup condamnent, quelques-uns applaudissent cette autre forme de démence qui ne dit pas son nom. À cette dernière catégorie qui l’y encourage, j’y ai pris mes distances depuis fort longtemps d’avec ceux qui étaient encore considérés comme mes amis.

 

Pendant un certain temps, j’ai essayé de comprendre ce qui avait fait muter de façon aussi tragique quelqu’un qui, pourtant j’ai eu à un certain moment de la considération. S’étant retrouvés embastillés à un certain moment ensemble, que de sacrifices j’ai entrepris pour que cette épreuve lui soit allégée. Je n’ai jamais voulu me prononcer sur cette question mais, au rythme où vont les choses, je me devais de le relever surtout après qu’il m’ait arrosé de toute sortes d’épithètes nauséeux après sa sortie de prison (et beaucoup d’autres d’ailleurs comme Celui qu’il appelle désormais Boris Bertolt Eloundou). De façon tout à fait lâche, il ira me bloquer sur tous nos canaux de communication directe afin de fuir la confrontation.

 

Mais ce qu’il faut savoir et qu’il n’a jamais eu l’honnêteté de reconnaître, c’est que c’est bien grâce à moi qu’il fut logé au Quartier 11 (l’un des quartiers V.I.P de la prison ou sont logés quelques anciens Directeurs généraux).Nganang le sait. C’est bien grâce à moi que Nganang a eu ses premières communications avec l’extérieur en prison. Il le sait. Je ne listerai pas tout ce que j’ai pu faire pour lui.

Notre divorce commence dès sa sortie de prison ou systématiquement, il orientera tous ses discours contre une communauté qu’il nomme les BULU, qui pour lui sont les responsables du chaos camerounais. À plusieurs reprises, j’ai essayé de le ramener à la raison dans nos discussions privées jusqu’à ce qu’un jour, il me jette en pleine figure et je cite :” EBOUTOU TOI TU ES BULU LIBERAL.IL Y’A COMBIEN DE BULU QUI REFLECHISSENT COMME TOI?”

J’essaierai de le ramener à la raison en lui démontrant qu’il se trompait lourdement. J’étais d’ailleurs convaincu qu’il pourrait se rebiffer. A plusieurs occasions, je lui avais dit que la majeure partie des bulu souffrait au même titre que les autres camerounais des autres régions. Comment un professeur d’université pouvait limiter sa grise d’analyse à penser que dans cette oligarchie multiethnique qu’est le régime de Yaoundé, les Bulu sont les responsables de ce désastre et par conséquent en appeler à leur élimination physique purement et simplement. Il rendra d’ailleurs sa formule :”À CHACUN SON BULU ” populaire au point d’en semer les germes d’un véritable génocide.

Connaissant désormais ce que je pense de lui, il va s’évertuer à me vouer à toutes sortes de gémonies. Il commencera par dire que je suis un pion au profit de Biya et de l’Elite securocratique Bulu, que j’avais été chargé de le surveiller en prison, que j’avais reçu un montant de 50.000Fcfa de son oncle pour lui et que j’avais détourné cet argent (un grotesque mensonge imaginaire fabriqué par lui comme il en a le secret) et multipliant encore et encore des mensonges tout en cultivant la haine à chacune de ses sorties publiques.

C’est franchement de trop. Il faut que Nganang arrête et surtout qu’il n’associe pas le nom de toute une grande communauté comme celle BAMILEKE dans sa folie.

Il ne faut pas laisser prospérer le discours de cet homme. Il est extrêmement dangereux. Il fonctionne au carburant de la haine et son discours pourrait bien corrompre les esprits légers. Les violentes crises connues en Afrique ces dernières années partent de la propension et de l’expansion des discours tribalistes, hégémonistes et ethnicistes. Nganang est enseignant d’université. Il le sait. Il ne dit rien pour rien. Il construit son discours pour une fin aux conséquences terribles si nous n’y prenons gare. Il est extrêmement dangereux. Il faut le dénoncer.

À méditer.

David Eboutou,

Analyste politique 

 

Please follow and like us:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *