Citoyenneté : le respect de la pudeur bafoué à Yaoundé et Douala

Uriner en public ne gêne plus les citoyens de la ville de Yaoundé, Douala ou ailleurs au Cameroun. Sans doute parce que les latrines publiques sont quasi inexistante.

Au quartier « cité verte », lieu dit carrefour « Meyo » non loin du journal épervier, on ne se gêne plus d’uriner devant les gens, qu’importe l’heure ou l’endroit. Les odeurs d’urines et d’excréments accompagnées de mouches vous accueillent à l’arrêt taxi. C’est à ce même endroit que les chauffeurs de taxis, moto et même personnel, viennent se soulager. La faute peut-être aux mairies de Yaoundé qui n’ont pas de toilettes décentes pour tout le monde.

Le même phénomène est vivable dans les parkings, où il est finalement difficile d’avaler son pain à certains endroits, à cause des puanteurs. Sur les pneus de leurs véhicules, chauffeurs et convoyeurs se soulagent. L’autorité, les policiers aussi le font, si bien que personne ne peut accuser l’autre d’atteinte à la pudeur.
Selon les statistiques, l’humanité produirait au quotidien jusqu’à 7 millions de litres d’urines. Les scientifiques savent tirer profit de tout. L’urine est réputée porteuse de beaucoup de vertus : bonne source d’énergie, un engrais, voire un médicament. Mais elle est aussi porteuse de plus de «3.000 composants chimiques destructeurs ».

Dans une ville comme Yaoundé, ou les toilettes publiques sont mal entretenu et abandonné, l’on trouve quand même de faire payer ceux qui les utilisent avec des somme qui varient entre 50 et 100 francs CFA. Plus grave, les lieux les plus salis par les déjections sont proches des vendeurs d’aliments. Les mouches sont au rendez-vous. C’est inquiétant.

A Yaoundé, plus du tiers des habitants, ont déjà uriné contre une clôture d’habitations. Voilà pourquoi on voit souvent sur les murs des écrits de mise en garde tels que : « Interdit d’uriner ici », des écrits peu considérés dans certains quartier.

Que font donc les communes pour élimer ce phénomène ? Rien du tout car depuis fort longtemps, la mairie se préoccupe plus de récupérer les taxes dans les marchés sans toutefois tenir en compte que leur première mission est de participer à l’entretien des voiries urbaines et ceci via plusieurs taches.

Joël Godjé Mana, Stagiaire

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