Commerce nocturne: une activité à risque

C’est un emploi à risque mais apprécié par certaines personnes. C’est le cas du jeune Thomas, âgé de 32 ans, call-boxeur au carrefour Mobile Kondengui, en face du supermarché ‘’kelvis’’.

Il est 19 h 30, Thomas est prêt pour se mettre à la disposition de sa clientèle durant toute la nuit. Des bruits de part et d’autre venant des différents snack et klaxons de voitures dictent leur loi près de son emplacement. « J’ai choisi de faire ce travail la nuit parce que nous sommes peu et cela me permet d’avoir plus d’avantage », affirme ce jeune commerçant.

En dehors des transferts téléphoniques, il effectue aussi des transactions d’argent à travers Orange et MTN mobile money, fait dans la vente des friandises et de certaines boissons en bouteille plastique. « Lorsque j’ai commencé cette activité, j’avais un peu peur, puisque dans la nuit, il y a facilement des agressions. Mais finalement, je me suis lancé malgré les risques auxquels je suis exposé », déclare-t-il.

Dans l’obligation de chercher de l’argent pour nourrir sa famille, ce père de trois enfants explique que « les premiers mois n’était pas compliqué dans la mesure où il rentrait sans difficultés. Mais deux mois plus tard, lorsque les voyous de son quartier ont remarqué qu’il rentrait tard. Ils l’ont tendu une embuscade. Cette nuit-là, il avait travaillé plus de trois cent mille francs CFA. A son retour, il avait sur lui plus de cent cinquante mille francs CFA. Armés de couteaux et un fusil, ses ravisseurs  lui ont tout pris par la force ».

Cette agression ne l’a  pourtant pas fait renoncer à son métier car deux semaines après, il l’ouvrira encore son kiosque : « je ne savais pas quoi faire en dehors de vendre dans la nuit; c’était la seule possibilité de gagner assez d’argent pour m’occuper de ma famille. Une semaine plus tard, j’ai encore été cambriolé. Mais j’ai toujours continué et j’ai adopté une stratégie selon laquelle, aux environs de 22 heures, ma femme et mon frère viennent prendre l’argent que j’ai d’abord vendu, ensuite l’autre je le laisse dans mon kiosque pour le récupérer le matin », conclut Thomas.

Blondelle Mboe, (Stagiaire)

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