Conjoncture : Une réforme des institutions politiques s’impose au Cameroun

C’est ce que Christian Penda Ekoka, ancien conseiller économique à la présidence de la République du Cameroun, s’évertue à expliquer et à prouver aujourd’hui. Le leader du mouvement “Agir”, a donné une conférence de presse, mardi 5 novembre 2019 à Yaoundé.

“On ne milite pas pour le fédéralisme pour nous, on milite pour que demain, on puisse avoir un pays où il y a un développement économique beaucoup plus inclusif”. Ainsi parle Christian Penda Ekoka à la presse, en début d’après-midi du 5 novembre 2019. Réunis à son domicile au quartier Ngousso dans la capitale politique, les journalistes et l’économiste se sont entretenus sur la relation qui existe entre la politique et l’économie. Deux entités indissociables selon le président du mouvement “Agir”.

Christian Penda Ekoka fait savoir à la presse que l’architecture des institutions politiques, n’est pas propice à la dynamique de prospérité au Cameroun. C’est la raison pour laquelle, plus de 20 ans de réforme dans le cadre de l’ajustement structurel, ne fait pas avancer les choses dans ce pays. Au contraire, la situation semble plutôt se détériorer davantage, occasionnant ainsi des accusations à l’endroit du Fonds monnétaire international et la Banque modiale.

Manque de volonté politique

Dans un contexte d’extrême pauvreté, l’allié de Maurice Kamto, se dit favorable au changement de la nature de l’Etat. C’est à dire, le fédéralisme. “Pas un fédéralisme de fracophone-anglophone”, insite-t-il. Il parle d’un pays où “tout ne dépend pas d’une personne”, un pays dans lequel, le peupe choisi lui-même ses gouvernants, qui auront l’obligation de lui rendre compte de leur gestion. Dans cette logique, il trouve d’ailleurs anormal que le président de la chambre de commerce soit encore nommé aujourd’hui par le chef de l’Etat au lieu d’être élu.

Jean Bruno Tagne, journaliste, coordonne la conférence de presse de Christian Penda Ekoka

Fin économiste, Christian Penda Ekoka a tenu également à renseigner que “les dirigeants camerounais sont contre le développement, étant donné qu’ils s’opposent aux réforme des institutions politiques”. Cet Etat ne se développe pas parce que les gouvernants considèrent encore l’innovation ( qui apparait pourtant comme un facteur majeur de croissance) comme une menace à leurs intérets personnels.

Il est donc important pour les camerounais, conclut le conférencier, de chercher à sortir des institutions politiques extractives.

Une conférence de presse interdite

C’est en fait en matinée que cette rencontre avec les hommes et femmes des médias, devait avoir lieu, à la fondation Muna. Malheureusement elle a été interdite par le sous-préfet de de l’arrondissement de Yaoundé 1er. Celui-ci a adressé une note à l’équipe du Mouvement AGIR de Christian Penda Ekoka, rejetant la demande d’autorisation.

Selon l’administrateur, l’objet de la conférence de presse n’a pas été précisée. “Malgré un examen bienveillant de votre demande, il ne m’a pas été possible d’y réserver une suite favorable au motif que l’objet de la conférence de presse n’a pas étédonné”, écrit-il.

Les forces de sécurité innondent le lieu initial de la conférence de presse de Christian Penda Ekoka

Le lieu de l’évènement a donc été envahi par des gendarmes et policiers dont le rôle a été d’empêcher toute tentative de rassemblement.

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Arnaud Kévin Ngano

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