Contrôles routiers : les contradictions qui fâchent les chauffeurs

La colère des conducteurs du transport périurbain et rural du Cameroun nait entre autre du fait que les décisions du ministère des transports et celles du gouverneur de la région du centre, ne concordent pas.

Le 22 juillet 2019, le gouverneur de la région du centre, Naseri Paul Béa, fait publier un communiqué radio dans lequel il annonce que « conformément aux instructions du ministre des transports, une campagne de contrôle et de lutte contre le transport clandestin sera lancée dès le 24 juillet, sur l’étendue de la région du centre ». Contrôle renvoyé à une date ultérieure, suite aux contestations, mieux, aux soulèvements des membres du Synctrapuircam (Syndicat national des conducteurs du transport périurbain, urbain, interurbain et rural du Cameroun), dans plusieurs pôles de chargements de la ville de Yaoundé.

Ces chauffeurs contestataires se plaignent du fait que la circulaire du gouverneur, demande de mettre la couleur vert-blanc assorti de la bande jaune, alors que l’arrêté du ministre des transports du 5 janvier 2017 en son article 9, parle du vert assorti de la bande jaune. En dehors de cette contradiction rendant confus et perdus les concernés, la question des licences de transports et de carte bleue a aussi contribué à s’opposer audit contrôle.

Le communiqué radio au cœur du problème, précise que lors des descentes des responsables des transports de la région du centre, la licence sera exigée aux petites voitures de 1 à 10 places assises. Pourtant quelques temps avant, « il avait clairement été dit que ce document (la licence), ne sera pas demandé », affirme Serge Marie Embolo. Ceci dans la mesure où la licence S5, qui est attendue dans le sous segment d’activité, n’existe pas encore.

En attendant la campagne de lutte contre le transport routier clandestin ajournée, une correspondance adressée aux autorités administratives compétentes, a été signée par une trentaine de présidents des pôles de chargement, pour présenter les doléances des transporteurs du périurbain et rural du Cameroun. Les signataires « estiment qu’il est urgent et nécessaire de résoudre de manière définitive, cette question des couleurs, par un autre arrêté ministériel pour éviter toute confusion ». Pour mener leurs activités en toute quiétude, ces acteurs des transports du centre, exigent non seulement la disponibilité de la licence S5, mais aussi la signature et publication du texte ministériel sur le transport clandestin.

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Arnaud Kévin Ngano

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One thought on “Contrôles routiers : les contradictions qui fâchent les chauffeurs

  • 12 août 2019 at 22 h 20 min
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    Ce problème de la lutte contre le transport clandestin dans la région du centre cameroun reste un très grand problème pour nous les transporteurs professionnels du Taxi. Nous souhaitons vivement que ce problème soit réglé définitivement. JJDUCAPRIO.

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