Coup d’Etat en Guinée : la condamnation de la communauté internationale

Les institutions africaines et internationales s’insurgent contre le coup d’État orchestré par le commandant du Groupe des forces spéciales ( GPS) Mamady Doumbouya, en Guinée Conakry, dimanche 5 septembre 2021.

Contrairement à ce qui est véhiculé avec insistance dans les médias, le  putsch en Guinée-conakry n’est pas positivement apprécié par tous, surtout hors du pays.  Antonio Guterres, secrétaire général de l’Organisation des nations unies (ONU) par exemple, a fermement condamné toute prise de pouvoir par la force. Il appelle à la libération immédiate du président déchu, Alpha Condé.

Pareil pour les responsables de l’Union africaine. Félix Tshisekedi , président en exercice de l’Union Africaine (UA) et Moussa Faki Mahamat , président de la commission de l’UA, « condamnent toute prise de pouvoir par la force et demandent la libération immédiate de l’homme de 83 ans ». Tous 2 ont aussi appelé à une réunion d’urgence de l’organisation.

L’ordre par tous les moyens

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) est même allée jusqu’à menacer de sanction ce pays de Moussa Dadis Camara. Elle demande le « retour à l’ordre constitutionnel ».  Un vœu soutenu ouvertement par  le Liberia et la Gambie qui lancent un appel sous forme de plaidoyer pour la libération du présidant Alpha Condé et à la préservation de la paix dans la sous-région.

Le Ghanéen Nana Akufo Ado président en exercice de la communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest ( Cedeao), de son côté « exige le respect de l’intégrité physique » du chef de l’État. A cet effet, une réunion spéciale et virtuelle est tenu mercredi 8 août 2021,  sur la question du maintien de la Guinée au sein des institutions de la Cedeao.

La réaction des pays occidentaux

Le ministère français des affaires étrangères, s’est lui également prononcé sur cette actualité, par le biais d’un communiqué. Le Quai d’Orsay appelle ainsi à la libération sans condition du président Alpha Condé.

Dans le même sillage, aux  États-Unis, on condamne l’action du colonel par son groupe de soldats. « Les États-Unis condamnent les événements qui se sont déroulés à Conakry  », était-il indiqué sur le communiqué. « Ces actes pourraient limiter les capacités des États-Unis unies et des autres partenaires internationaux de la Guinée  à soutenir le pays alors qu’il se trouve sur la voie de l’unité nationale et cherche à offrir un avenir meilleur au peuple Guinéen » , précise le 47 ème vice et 46 ème président des États-Unis Joe Biden.

Boris Tajo (stagiaire)

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