Crise humanitaire : Le Développement Local au service des déplacés au Cameroun

Une table ronde s’est tenue à Yaoundé, afin d’édifier les futurs fonctionnaires formés à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature sur les actions menées en faveurs de ces personnes en détresse.

1.5 millions de personnes sont en situation de réfugiés ou de déplacés internes au Cameroun. Un chiffre quelque peu alarmant du Haut-Commissariat des Réfugiés(HCR) et apparemment à l’origine de la thématique initiée par le Ministère de la Décentralisation et du Développement Local, lors de la journée Internationale consacrée à la Décentralisation, célébrée le 09 Août au Cameroun.

Pour cette année ce sont les élèves de l’Ecole Nationale d’Administration du Cameroun qui ont bénéficié, au cours d’une table ronde superviser par Georges ElangaObam, chef de Département du MINDDEVEL, de l’expertise des organisations ayant la charge de s’occuper des problématiques relatives aux droits des personnes déplacées. Sous le thème « La promotion et la mise en œuvre du développement économique local : Une solution durable pour les collectivités régionales et locales face aux migrations forcées en Afrique », les intervenants ont présenté, chacun selon sa chapelle, les actes qui accompagnent les déplacés internes ou externes tout au long de leur instabilité sociale.

Ainsi du HCR au Feicom en passant par les élus locaux à l’instar de ceux des communes victimes de ce fléau, la quasi-totalité des interrogations des élèves de l’ENAM, a trouvé une réponse de la part de l’un des membres du panel. Quelques chiffres ont été évoqués dans le cadre de l’appui constant de l’Etat du Cameroun, en faveur des réfugiés. On peut citer à l’occurrence les 4.7 milliards de FCFA, destinés à 47 communes du Cameroun, soit 100 millions de FCFA pour chacune, afin d’appuyer les victimes de ce malaise social et présents dans certaines circonscriptions administratives.

Réfugiés à l’Est Cameroun

Au-delà des finances, le pays met en place des actions de formation à destination des officiers d’état civil avec le concours des partenaires au développement . 5000 d’entre eux ont déjà pu bénéficier de cette formation initiée par le Bureau National d’Etat Civil(BUNEC). Une dynamique qui combine à la fois la structure mais aussi la superstructure des populations et des communes en situation de crise humanitaire. Un message clair, qui à priori, a permis aux nombreux jeunes présents dans la salle Jacques Menier de l’ENAM, d’en savoir un peu plus,sur les missions et les initiatives posées de façon quotidienne par l’Etat camerounais. Un pays victime de l’afflux des réfugiés de la République Centrafricaine et du Nigéria à l’Est, mais davantage de déplacés internes à la suite des affrontements civils et sanglants causés par la crise dite anglophone.

Brice Ngolzok

 

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