Crise sécuritaire: Human right watch exige des sanctions contre les leaders séparatistes

Dans un rapport rendu public vendredi 12 mars 2021 sur la situation des droits de l’homme au Cameroun, l’organisation non gouvernementale, Human right watch dénonce la criminalité organisée des séparatistes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. 

« Je pense qu’il est vraiment temps pour le Conseil de sécurité des Nations unies, pour les partenaires internationaux du Cameroun comme par exemple la France, les États-Unis et le Royaume-Uni, de prendre des mesures plus fortes, plus concrètes en imposant, par exemple, des sanctions ciblées contre ces leaders séparatistes qui opèrent de partout et en toute impunité ». C’est la conclusion à laquelle, aboutit l’organisation de défense des droits de l’homme, Human right watch, après une enquête menée.

La chercheuse Ilaria AllegrozziI relève dans le rapport que « ces milices, ces petits groupes, se criminalisent de plus en plus et ils optent pour un système, disons d’autofinancement à travers les rackets et les enlèvements contre ranço». 

 « Mais il y a aussi des actes de torture, ajoute-t-elle, des meurtres, des destructions de biens et surtout des attaques à répétition contre les écoles parce que les séparatistes ont imposé un boycott des écoles dans les régions anglophones et ils ont mis en place des barrages routiers qui gênent la vie des populations et qui gênent aussi par exemple l’acheminement de l’aide humanitaire ».

La chercheuse reconnait que les autorités camerounaise ont fourni beaucoup d’effort après que l’armée ait souvent été accusée d’exactions. Cependant les violences des insurgés contre les autorités et les civils se multiplient ces derniers mois.

Arnaud Kevin Ngano

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