Dépenses publiques-Ambroise Abanda: « on ne pouvait pas faire autrement »

Au sujet du choix de la période retenue pour la vulgarisation et la diffusion des résultats de l’étude sur la traçabilité des dépenses publiques au Cameroun, Ambroise Abanda, chef de la division de la coordination statistique et de la diffusion, à l’Institut nationale de la statistique (Ins), précise que le contexte sanitaire n’a pas du tout été favorable à l’organisation de la rencontre qui devait en principe, avoir lieu en janvier 2020.

 

Par rapport aux deux précédentes études menées par le passé, quelle est la particularité de l’enquête, dont les résultats sont présentés aujourd’hui ?

Nous sommes à la troisième édition des enquêtes PETS (Public Expenditure Tracking Survey). Ces différentes enquêtes ont en commun le souci de suivre la traçabilité des dépenses publiques. Mais contrairement aux deux premières qui se sont attardées seulement sur les secteurs éducation et santé, la troisième édition nous a permis de cerner les questions qui couvrent aussi le volet nutrition, le volet Wash, c’est-à-dire l’eau, l’hygiène et l’assainissement.

Il s’agit toujours pour nous de voir, lorsque le gouvernement a décidé d’allouer une dotation budgétaire à un secteur donné, -pour être précis, à un établissement par exemple,- qu’est ce qui arrive à destination et quelles sont les différentes raisons des pertes dans le circuit de la dépense ?

Pour cette troisième édition, nous avons voulu être plus précis. On a ciblé quelques lignes, qu’on a suivi, contrairement aux anciennes éditions, qui  prenaient beaucoup de lignes. Mais comme je l’ai dit, on a élargi le nombre de secteurs. 

Qu’est qui explique le fait que l’enquête menée et réalisée entre 2018 et 2019, soit présentée en 2020, et vers la fin de l’année ?

Nous avons voulu présenter les résultats depuis janvier 2020, mais il s’est trouvé qu’entre temps, les différents responsables qui devaient lancer cette phase de diffusion de données n’étaient pas disponibles. Il y a d’abord eu un calendrier électoral. Il fallait publier les données quand il y a suffisamment de calme. 

Par la suite, il y a eu le problème lié à la maladie à coronavirus 2019, à partir du moi de mars 2020,  accompagné des mesures que le gouvernement a recommandé. Maintenant nous pensons qu’on peut déjà commencer la dissémination. Nous sommes conscient que nous accusons un retard, mais on ne pouvait pas faire autrement.

Propos recueillis par Arnaud kevin Ngano

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