Diocèse de Sangmélima : des lendemains meilleurs…

Parti de 86.000 à plus de 100.000 fidèles, l’organisation de l’église se développe avec beaucoup d’assurance aujourd’hui dans le département du Dja-et-Lobo, région du Sud Cameroun.

« Le Diocèse de Sangmélima est en train d’avancer. » C’est la réponse que Monseigneur Christophe Zoa, évêque de Sangmélima, chef-lieu du département du Dja-et-Lobo dans la région du Sud-Cameroun, apporte à la question de savoir quel bilan fait-il de ses activités depuis son installation. Cette réponse voile difficilement sa satisfaction, connaissant tous les efforts qu’il a fourni pour moderniser cette institution et la hisser au rang des lieux de paix, de purification.

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Depuis sa nomination en janvier 2009, Mgr Christophe Zoa n’a cessé d’œuvrer pour l’évolution du diocèse dont il a la charge. La Cathédrale Saint Joseph inaugurée le 27 avril 2019, ayant une capacité de 5.000 places assises à l’intérieur, est un parfait témoignage. « Ça a été mon défi, aujourd’hui, je suis fier d’être celui qui a pu relever ce défi en faisant construire la cathédrale saint Joseph de Sangmélima », se réjouit-il.

Dettes épongées

Pourtant, lorsqu’il arrive dans cet évêché, il patauge dans de nombreux problèmes financiers en matière d’allocations retraites du personnel éducatif. « Il fallait résoudre le problème de paiement de la dette de 677.000.000 de francs CFA, et au niveau de la santé, on avait également une dette de 128.000.000 de francs CFA qu’il fallait obligatoirement payer », révèle l’évêque Christophe Zoa. Il va expliquer que cette dette « part des années 1972, quand le président Ahidjo décide de ne plus affecter de l’argent en soutien à l’ordre éducatif scolaire catholique, confessionnel et même privé », ce qui va plonger chaque diocèse au Cameroun, dans des difficultés financières.

Abbé Mathias Ngowo et Abbé Alain Christian Mbeke, chaleureusement reçu par Mgr Christophe Zoa, évêque de Sangmélima en octobre 2021. ©: A.K.N.

Actuellement, c’est un vieux souvenir : « je me suis organisé ; par la grâce de Dieu et le concours des amis à l’étranger, nous avons réussi à faire payer ces dettes. En 2020, on terminait les 677.000.000 de francs CFA, et nos anciens membres du personnel éducatif en retraite, sont aujourd’hui satisfait. On a fait pareil au niveau de la santé. » Mais ces problèmes n’ont pas empêché au dignitaire, de créer des activités agricoles dans le département du Dja-et-Lobo. « J’ai fait faire 300 hectares de cacaoyers imparti dans des paroisses du diocèse », affirme Mgr.

Plus de fidèles que par le passé

De son installation à ce jour, Mgr Christophe Zoa a facilité l’accès à l’église au populations du département d’origine du chef de l’Etat du Cameroun, Paul Biya. « J’ai fait créer des paroisses. Il y en avait 15 quand on m’installait, mais c’était des paroisses préfectorales, comme on le dit dans le discours français. Ces paroisses étaient trop éloignées des fidèles. Nous sommes passés de 15 paroisses à 39 aujourd’hui, donc 24 ont été créées », lance-t-il sans s’en vanter, même s’il a l’occasion de le faire.

Mgr Christophe Zoa, évêque de Sangmélima, en pleine prière. Octobre 2021 ©: A.K.N.

Ainsi, le nombre de fidèles a augmenté, passant de 86.000 à plus de 100.000 personnes, en une douzaine d’année. Ceci aussi grâce à la formation des prêtres, qui développe avec beaucoup d’assurance l’organisation de l’église. « Pendant le temps que je passe ici, c’est-à-dire entre 2009 et 2021, nous sommes parvenus à un effectif de 67 prêtres, 6 sont décédés, donc il en reste 61 et sur les 61, 44 sont allé en spécialisation », confirme Mgr Christophe Zoa.

Une grande mission

Le prélat avoue que quand il arrivait à Sangmélima, « 2 prêtres seulement avaient été envoyé aux études » par son prédécesseur. « C’est-à-dire pendant ses 18 ans d’épiscopat. » Fier donc d’avoir fait former 44 prêtres dont 4 docteurs, 6 doctorants qui attendent, 16 masters II, et d’autres, Christophe Zoa sait du fond du cœur, que sa mission est grande et lourde.

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La preuve, deux ans après son installation, il célèbre son tout premier synode diocésain dans le chef-lieu du Dja-et-Lobo. « Ce synode avait été très bien célébré, ses actes sont en application et nous sommes parvenu à la dernière phase synodale, qui sait où elle va, qui a un plan pastoral. »

Au vue de tout ce bilan, on est tenté d’admettre que sous Monseigneur Christophe Zoa, la pastorale promeut des lendemains meilleurs dans le diocèse de Sangmélima, au Cameroun.

Arnaud Kevin Ngano

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