Droit à l’éducation: Un serpent de mer au Cameroun

30 ans après l’adoption de la convention relative aux droits de l’enfant par les gouvernements du monde entier, « l’Afrique en miniature » traine le pas en matière de respect d’un des droits fondamentaux de l’enfant.

Plus de 1.100.000 enfants ne vont pas à l’école au Cameroun. Ces chiffres révélés par le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef), risquent de doubler d’ici la fin de l’année scolaire 2020-2021. Ceci à cause de l’instabilité qui perdure dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

Pas moins de 17 attaques ont déjà été enregistrée pendant l’année en cours dans les établissements scolaires de cette partie du pays, contre 35 en 2019. Le principe de sécurité dans les écoles est ainsi bafoué, par cette flambée de violences destinée à torpiller l’éducation.

Des personnes armées ont mis le feu dans cette salle de classe. (c): twitter Octobre 2020.

Mais si les enlèvements, le harcèlement et les meurtres dans les écoles, constituent un frein au respect du droit à l’éducation dans les deux régions anglophones du Cameroun, ailleurs, les croyances, la mauvaise gouvernance et la pauvreté ne facilitent pas la tâche.

Presque la moitié de la population camerounaise vit sous le seuil de la pauvreté, apprend on de l’Organisation non gouvernementale « Humanium ». Ce phénomène est plus observable dans les zones rurales. Cela affecte négativement les conditions de vie des enfants et favorise l’abandon des classes ou la non scolarisation.

Malgré tous les efforts fournis par le gouvernement et ses partenaires, le taux d’inscription des enfants dans l’Extrême-nord, le Nord, l’Adamaoua et l’Est, demeure élevé. Le mariage précoce y est également érigé en règle.

Beau cadre pour accueillir les enfants. (c): twitter Novembre 2020

De plus sur le plan politique, l’école primaire est officiellement gratuit au Cameroun, pourtant les parents déboursent de l’argent chaque année, pour que leurs progénitures apprennent. Ici l’exécutif a failli.

Il est donc claire que d’important progrès sont à réaliser au pays du président Paul Biya. Le chemin à parcourir surtout en matière de droit à l’éducation s’avère encore long.

Arnaud Kevin Ngano

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