Droits humains: Mbombog Mbog Matip se confie à Paul Biya

En détention à la prison centrale de Yaoundé depuis le 7 septembre 2020, le président de la ligue nationale de défense des droits des personnes défavorisées, Emmanuel Mbombog Mbog Matip implore l’intervention du chef de l’Etat de la république du Cameroun en vue de sa libération.

 

« Abus, harcèlement, tortures et violences » sont les souffrances que subissent le directeur de publication du journal «Climat social», depuis le 17 août 2020. C’est du moins ce qu’il dénonce dans la correspondance adressée au président de la république du Cameroun, Paul Biya.

« Pour avoir investigué sur une situation hautement sensible liée à la pérennité et la stabilité des institutions de l’Etat du Cameroun que vous incarnez, je me trouve muselé, enlevé à mon domicile sis à Mimboman, par six militaires armés de la Sécurité militaire (Sémil), sur urgente instruction du colonel Emile Joël Bankoui, commandant de la Sémil », écrit le communicateur social, Emmanuel Mbombog Mbog Matip.

Mbombog Mbog Matip Emmanuel, président de la ligue nationale de défense des droits des personnes défavorisées : ” Agir pour que jaillisse la vérité est un devoir”. (c): Facebook

En signalant qu’il soutient le chef de l’Etat et son épouse depuis 2008, le DP insiste qu’il a été « fortement torturé » dans le but de lui « extorquer les sources de l’information ayant cours sur un coup d’Etat ourdi dans le cercle sécuritaire rapproché du président de la république ». « Faute d’un résultat probant, j’ai été auditionné plusieurs fois et jeté dans les sombres cellules de détention du Service central des recherches judiciaires du Secrétariat d’Etat à la défense en charge de la gendarmerie », ajoute-t-il, avant de relever qu’il y a été gardé pendant trois semaines.

Le 7 septembre 2020, renseigne-t-il, il est présenté au juge d’instruction du tribunal militaire de Yaoundé, le lieutenant -colonel Jacques Baudouin, à 21 heures. Sans être interrogé, on lui notifie son mandat de détention provisoire. Motif: propagation de fausses nouvelles.

Ainsi va-t-il être conduit à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui ce jour-là, à 22 heures, où il est détenu jusqu’aujourd’hui. « Je me trouve otage et fortement sinistré, avec mon état d’handicapé moteur, ayant les deux pieds amputés », relate le défenseur des droits des personnes défavorisées.

 

Arnaud Kévin Ngano

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