Droits : tous unis contre les violences faites aux femmes

Une campagne de 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre est lancée ce jeudi 25 novembre 2021 dans le monde. C’est à l’occasion la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.  

Harcèlement sexuel, bastonnades, marginalisation, pratiques néfastes, assassinats et exploitation sexuelle. Dans le monde, près d’une femme sur trois, âgée de 15 ans et plus, a subi des violences physiques ou sexuelles de la part d’un partenaire intime, d’un non partenaire ou les deux, au moins une fois dans sa vie. L’Organisation des nations unies (ONU) révèle que « les niveaux de violence à l’égard des femmes et des filles sont restés largement inchangés au cours des 10 dernières années ».

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Ce sont ces atteintes aux droits des personnes de sexe féminin, qui ont suscité l’instauration de 16 jours d’activisme contre la violence à l’égard des filles et des femmes. Elle se déroule du 25 novembre au 10 décembre de chaque année sur l’ensemble de la planète. Le thème retenu pour l’édition 2021 est: “Orangez le monde: mettre fin dès maintenant à la violence à l’égard des femmes!”

Occasion de se mobiliser pour dénoncer les violences faites aux femmes et renouveler l’engagement à y mettre fin. Ceci à travers des remises de dons en soutien à l’entrepreneuriat féminin, des émissions radiophoniques sur le thème de l’année, et une campagne de proximité entre autre activités prévues pendant ces 16 jours d’activisme au Cameroun, mené par “Child safety country”.

“Les violences compromettent la paix et le bien-être dans les familles”. Douala, 25 novembre 2021. ©: A.K.N.

Lors du lancement justement, cette association a accompagnée des femmes victimes de violences, à la foire d’exposition érigée au quartier Bonapriso à Douala, lieudit “espace Bus rigolo. « Nos femmes y exposent leur savoir faire culinaire, de production des produit d’entretien et de vente d’articles de mode », renseigne Caroll Miloky, présidente de “Child safety country Cameroon

Un phénomène évitable

Piloté par l’Entité des nations unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femme), cette activité vise à « faire plus grand cas des succès passés, en démontrant que la violence à l’égard des femmes et des filles est évitable grâce à des exemples concrets de stratégies, d’interventions efficaces visant à inciter tous les acteurs à généraliser les mesures qui ont fait leurs preuves ».

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Aussi veut on, par ces jours d’activisme, « promouvoir le leadership des femmes et des filles dans toute leur diversité, ainsi que dans leur participation constructive, à l’élaboration des politiques et à la prise de décisions, partant du niveau mondial jusqu’au niveau local ».

Arnaud Kevin Ngano

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