Économie: le Port de Kribi s’ouvre à la filière Cacao-Café

Le grand port de Paul Biya, s’engage à appuyer les efforts de relance de ce secteur important de création de devises

Par Brice Ngolzok

 

L’initiative de réunir pendant 48 heures, sur une même table  les différents acteurs de la filière Cacao-café est osée selon les experts  du secteur.  Car la structure conduite par Patrice Bathelemy MELOM, résiste à peine aux multiples et turbulentes vagues de la localité de Mboro. Une petite bourgade située à 35 kilométres du centre de la ville de Kribi,  avec des attentes encore en deçà des prévisions  estimées lors de la mise en œuvre a avoir une capacité d’absorption d’environ 36 millions de tonnes dans les différents terminaux ( polyvalent et à conteneurs), ceci a travers l’exploitation des minerais à l’instar du fer  ou encore du cobalt  et de la bauxite contenus dans le riche sous sol camerounais.

 

Malgré un environnement morose du marché mondial, les équipes du Port Autonomie de Kribi (PAK)  ont relevé le défi de faire de cette plateforme l’une, sinon, la principale destination des denrées de la filière CACAO-CAFE. Un secteur indispensable pour la balance commerciale de ce pays, grenier agricole  de la sous région avec une production de 300. 000 tonnes de cacaos lors de la campagne 2017-2018 et une production moyenne de ce produit de rente d’environ 220.000 tonnes pour des gains tires a l’exportation de 400 milliards de FCFA.  Des chiffres qui, combines au 14724 tonnes annuelles de café de variété Robusta et les plus 2500 tonnes de Arabica, fait bien de cette filière la première niche  de collecte de recettes non pétrolière de l’État.

 

C’est donc,  avec sourire que le patron de l’infrastructure a  rappelé le rôle crucial de ce secteur dans le processus de création de devise au Cameroun. Mais plus encore, l’honneur qui est le sien, d’être au centre d’une initiative qui vise selon le directeur général  ” a mettre sur pied un cadre d’actions concertées afin de déterminer la taille du marche; de procéder a une valorisation du potentiel de cette filière par une segmentation des différents produits ( fèves, poudre, beurre de cacao) en vue d’une identification et d’un référencement de l’ensemble des acteurs de la chaine de valeur CACAO-CAFE”.

 

Une invite qui tire ses origines de  la baisse constatée depuis quelques années,  de ces produits sur le marche international qui malgré une nette augmentation de la production doit tout de même faire face à la qualité de ces denrées( CACAO-CAFE) victimes de la détérioration des termes de l’échange. Un enjeu  conjoncturel mais aussi structurel pour le cacao et le cafe du Cameroun qui envisageait – avec l’élaboration en 2009, du plan national de relance de cette filière-   atteindre une production d’ici 2020, de 600.000 tonnes pour le cacao, de 150.000 tonnes de Robusta et de 35000 tonnes pour la variété Arabica, un défi qui est loin d’être atteint et pourrait déboucher selon certaines sources à l’adoption d’une nouvelle stratégie suite à l’échec de ce plan.

 

La rencontre de Kribi serait par conséquent, un moyen idoine pour dynamiser tous les acteurs de la profession parmi lesquels: les producteurs, les agents intermédiaires et même les exportateurs en vue de donner un souffle nouveau à la filière.

 

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