Emploi: au secours des personnes vulnérables

L’association “Give a smile” contribue à la réduction du taux de chômage au Cameroun depuis vendredi 6 novembre 2020, à travers le projet intitulé “give a smile empowerment”.

Assise sur une chaise devant une grande table, madame Kwain Titi, veuve depuis 2009 et mère de 4 enfants, enfile le fil dans une aiguille. Elle apprend à créer des bijoux à l’aide des perles.

« Je suis venu à cette formation, pour chercher mon petit pain quotidien, qui va m’aider j’espère, à élever mes enfants », lance-t-elle, sans cesser de travailler. Elle avoue aussi que leurs journées sont souvent très difficile.

Veuve Kwain: “Mon objectif est de mettre mes enfants à l’abri du besoin. (c): A.K.N. Novembre 2020.

Maman Kwain n’est pas seule dans la salle. Autour de la table, on aperçoit 11 femmes et filles soumises à la même activité et guidées par une formatrice. Le module de formation: mode et accessoires, l’accent étant mis sur la fabrication des colliers, boucles et chaussures purement africaines.

Autonomisation

« Nous avons une cuvée de pratiquement 12 femmes et filles. Parmi elles, il y a des femmes veuves qui sont rejetées par leur famille et n’ont rien à faire, des personnes malvoyantes, des déplacées et sans emploi », affirme l’organisatrice, Georgette Tchokoualieu.

Il s’agit en fait d’une formation lancée par l’association “Give a smile”, dans le but d’autonomiser les personnes vulnérables. « La couche jeune camerounaise, est très vulnérable, sans emploi, et puisque nous travaillons depuis longtemps avec des déplacés internes, qui sont dans le besoin, nous avons pensé qu’il faut les occuper », révèle la promotrice du projet, Georgette Tchokoualieu.

Toujours se rendre utile, pour son épanouissement et le développement du pays. (c): A.K.N. Novembre 2020.

Cette occupation s’étale sur un an, avec pour but d’accompagner les apprenants à obtenir un emploi. « Pour le moment on ne dispose pas de tout le matériel nécessaire pour le travail. Nous tendons la main aux personnes de bonne volonté, pour qu’elles financent ce projet, et nous permettent de réduire le taux de chômage au Cameroun », explique Clémance Kengne, formatrice.

C’est la première phase d’un projet de formation et d’insertion professionnelle des jeunes et femmes vulnérables, à l’emploi salarié et à l’entrepreneuriat. Après cette activité de fabrication des accessoires de mode, des jeunes seront soumis à la menuiserie.

Arnaud Kevin Ngano

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