Énergie: le Cameroun perd sa capacité de blocage au barrage de Nachtigal

Le pays n’a plus que 15% de parts, dans ce projet de production et de distribution à moindre coût de l’énergie électrique.

 Par Brice NGOLZOK

 

L’entrée récente du groupe Africa50, dans le consortium d’actionnaires du projet de construction du barrage Nachtigal, à la suite d’une rétrocession par l’Etat du Cameroun, de la moitié de ses parts à hauteur de 15%, n’augure pas des lendemains reluisants pour ce Pays.

 

L’initiative en apparence louable de céder des parts au groupe fut-il africain, ôte au Cameroun sa majorité de blocage.   Avec ses 15% d’actions contre 30% lors de la signature de cet accord le 08 novembre à Paris, le pays n’a  plus une minorité qui permet de bloquer l’adoption d’une décision qui doit être adoptée à la majorité qualifiée, laquelle permet au Cameroun d’assurer un minimum de décision à travers un droit de veto au sein du conseil d’administration de la Nachtigal hydro power compagny.

 

Une nouvelle configuration des parts est désormais visible avec 40% destines a EDF (Electricite de France), 20% pour la succursale de la Banque mondiale la Société financière internationale, 30%  repartis équitablement entre le Cameroun et Africa50 et enfin 10% à Stoa.

 

Un actionnariat qui éloigne quelque peu le Cameroun, des prises de décisions  et pourrait entrainer une augmentation des prix à la fin de la phase d’implémentation de ce projet,  censé réduire les prix de d’électricité. Un projet évalué a 786 milliards de Fcfa au cours de sa construction avec des retombées de plus de 1500 d’emplois directs dont plus de 60% seront issus des populations locales mais qui, au lendemains, lors de son exploitation conduirait  apparemment à des tarifs élevés du kilowatt d’électricité au sein des foyers Camerounais.

Ceci en contradiction avec l’objectif de ce barrage dont la visée serait de réduire à dessein le coût de l’énergie électrique et de garantir une plus grande fourniture de celle-ci auprès des ménages et des entreprises pour une marche vers l’émergence, envisagée par le Pays de Paul Biya en 2035.

 

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