Enseignement technique : vivre grâce à l’association au Cameroun

Depuis 2020, l’Association pour la valorisation et le développement de l’enseignement technique au Cameroun (Asvadet) contribue au développement économique et industriel du pays.

Les enseignement technique est mal apprécié au Cameroun. Ce qui teint négativement prestation des encadreurs, empêche le succès normal des apprenants et freine l’essor économique du pays. C’est fort de ce constat, qu’une association est à pied d’œuvre depuis deux ans.

L’Association pour la valorisation et le développement de l’enseignement technique au Cameroun (Asvadet) combat les préjugés dont souffre ce secteur d’activité, non sans le promouvoir au sein de la société camerounaise. Société où le travail manuel a longtemps été dévalorisé.

Visible sur le terrain

Selon Maurice Deffo Tene, leader de cette association, leur mission a jusqu’ici été remplie avec beaucoup de détermination. En deux années d’existence seulement, l’Asvadet a posé des actes concrets, dont les  résultats sont perceptibles sur le terrain. « Notre premier chantier était celui de proposer au gouvernement une reforme totale des Ecole normale d’instituteurs de l’enseignement technique (Eniet), afin de faire de ces écoles de formation, une véritable pépinière de futurs formateurs aguerries et aptes à faire de nos apprenants, d’excellents techniciens », indique Maurice Deffo Tene, président national.

Par la même occasion, il ajoute que « sur un tout autre plan, nous avons multiplié de nombreuses campagnes de sensibilisation tant dans des associations, qu’au sein de nombreuses écoles primaires, pour présenter fidèlement l’enseignement technique aux Camerounais ».

Autre précision, l’Asvadet vient de terminer une vaste campagne de distribution des guides d’orientation scolaire dans de nombreuses écoles primaires du pays, dans le cadre d’une opération dénommée «  Basic-Tech  » ; une opération citoyenne qui répond à un besoin spécifique comme le démontre ici, Joseph Désiré Mballa Ze, membre et conseiller au bureau de ladite association «  Vous savez autant que moi, que les instituteurs, et notamment ceux intervenant dans les classes de cours moyen deuxième année occupent une place centrale dans l’orientation de leurs élèves qui frappent aux portes du secondaire. »

Les plus brillants à l’enseignement général

Pour lui, penser que la technique doit être réservée aux plus faible à l’école, est maladroit.  « Face à tout ceci, nous avons compris la nécessité d’aller sensibiliser ces collègues du primaire, en leur  donnant surtout des outils efficaces, qui leur permettraient de mieux identifier l’écolier apte à faire l’enseignement technique, explique-t-il, c’est donc en marge de ce travail d’outillage des instituteurs en matière d’orientation que nous remettions à chaque école visitée, un exemplaire du guide d’orientation que nos experts ont élaborés ».

Dans le cadre de cette initiative qu’ils ont baptisé «  Opération basic-tech », les équipes de l’Asvadet se sont déployées dans pas moins de dix arrondissements repartis dans deux régions à savoir, l’ouest et le centre.  Un travail qui selon le président national de ladite association, devrait se poursuivre en s’intensifiant, dans le but de doter toutes les écoles primaires du Cameroun, des moyens pouvant les permettre de mieux orienter leurs élèves intéressés par l’enseignement Technique.

On sait qu’il n’existe pas de Conseillers d’Orientation dans nos écoles primaires.

Ainsi, les autorités et les âmes de bonne volonté, sont invité à soutenir cette association qui par ces initiatives citoyennes, rend un très grand service à la nation, dans un contexte de professionnalisation des enseignements si chère à la République du Cameroun.

En créant l’Association pour la valorisation et le développement de l’enseignement technique au Cameroun (Asvadet), Maurice Deffo Tene et ses collègues se sont donné quatre principaux objectifs :

  • la vulgarisation de l’enseignement technique auprès des camerounais de toutes les couches ;
  • la promotion des filières porteuses au niveau des jeunes ;
  • l’accompagnement des pouvoirs publics dans la prise des décisions concernant l’enseignement technique et la formation professionnelle.

Arnaud Kevin Ngano

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