Etat civil au Cameroun : L’implication des journalistes

Ils ont été conviés à un déjeuner de presse le 13 novembre dernier en après-midi, à Yaoundé.

Quatre heures de dégustation. Dégustation aussi bien des aliments, qu’intellectuelle. La rencontre entre les responsables du « Deutsche gesellschaft fur internationale zusammenarbeit » (GIZ) et les journalistes, s’est voulu être un véritable déjeuner presse jeudi dernier. La trentaine d’hommes et femmes de média invités à l’hôtel Mansel de Yaoundé ce jour-là, ont d’abord nourri leur corps avant le cerveau.

 

Deux exposés leur ont été présentés. Le premier par Richard Ipule, consultant, directeur de publication du journal le Municipal, et le second par Hervé Ntamack, en charge de la communication au GIZ. Si pour ce dernier, il a été question de présenter le Programme d’appui à la modernisation de l’état civil ( Pamec), son prédécesseur Richard Ipule appelé : leçon inaugurale.

 

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En partant du constat selon lequel au Cameroun, plus de 4 enfants sur 10 n’ont pas d’acte de naissance, le patron d’organe de presse écrite relève que l’assise est un moment d’échange entre historiens du présent et acteurs intervenant dans la modernisation de l’état civil au Cameroun. L’objectif, dit-il, est d’améliorer les messages et les canaux de diffusion des informations relatives à cette question non moins préoccupante. Aussi précise-t-il, qu’il existe, pas moins de trois types d’actes importants en fonction de leurs utilités. Il s’agit bien sûr de l’acte de naissance, l’acte de mariage et l’acte de décès.

 

Un accent particulier est alors mis sur l’acte de naissance qui non seulement apparait comme étant un droit pour chaque enfant, mais également garantit l’accès à l’éducation, aux services de santé, à l’identité et à la participation à la vie politique de la société. Il n’est pourtant pas plus important que l’acte de mariage, qui loin d’être uniquement un document prouvant l’union entre un homme et une femme, garantit la sécurité de la femme dans la famille. Encore moins que l’acte de décès qui facilite le règlement des problèmes d’héritage, favorise l’amélioration des services de santé et permet de réduire la mortalité. Tous ces documents ont en commun le fait qu’ils sont délivrés par l’officier de l’état civil.

 

Ainsi, étant donné que malgré tous les efforts fournis par le gouvernement à travers des structures comme le Bureau national de l’état civil (Bunec) au Cameroun, la population est très peu informée sur ces questions, la sensibilisation aux travers des outils et approches différentes, adaptés aux populations est incontournable. Cela fait d’ailleurs partie des défis et perspectives de l’état civil au Cameroun, ont reconnus les intervenants, pour qui, le partenariat entre le Pamec et la presse, est louable.

 

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Le programme d’appui à la modernisation de l’état civil intervient pour l’instant dans les régions du Nord et du Sud-Ouest avec un budget de 5 million d’euro pour la phase 2018-2020, a fait savoir Hervé Ntamack lors de son passage.

Arnaud Kévin Ngano

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