Formation professionnelle : Le rassemblement des écoles de journalisme grâce au congrès

Du 09 au 11 juillet 2019, s’est tenue à l’Université de Paris-Dauphine en France, sous la houlette de la Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay.

« Enseigner le journalisme à l’ère de la disruption ». C’est sous ce thème, que s’est déroulé le 5ième congrès mondial des écoles de journalisme. Cet unique événement de l’enseignement du journalisme a rassemblé des professionnels, chercheurs et formateurs en journalisme du monde entier. Soient 600 participants venant de plus de 70 pays. Ceci, dans le but d’échanger autour des bonnes pratiques, des innovations et des défis pour le journalisme et son enseignement.

Face aux enjeux et défis comme les défis d’éthique à l’ère du numérique, la propagation des fausses nouvelles et la recherche de la vérité, les enjeux de sécurité et de responsabilité face à la couverture des attentats. Ce congrès a alors eu pour mission de réfléchir aux évolutions des pratiques pédagogiques, tester de nouvelles idées, penser les transformations et les nouveaux défis de la formation en journalisme.

Dans son discours d’ouverture, la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a rappelé la mission de son institution : faciliter la libre circulation des idées et donc la liberté de la presse, en assurant un travail de veille et d’alerte sur la situation des journalistes partout dans le monde, un travail normatif et préventif pour améliorer les situations nationales en accompagnant les pays, pour faire évoluer leur cadre législatif sur ces questions et en leur offrant les moyens de renforcer leurs capacités.

Audrey Azoulay souligne que face à la “disruption” technologique actuelle, « la nécessité d’un journalisme professionnel n’est à mon sens que plus ardente. Ce journalisme est un bien public de plus en plus indispensable. Parce que la vérité n’est pas un bien public comme les autres, la vérité n’a pas de ministère, elle doit être produite, élaborée mais aussi garantie par des consciences libres et désintéressées, indépendantes du pouvoir politique, économique et technologique. Ce sont ces consciences libres que nous devons protéger, soutenir et promouvoir non pas uniquement pour leur propre bien mais pour le bien commun puisque c’est leur fonction essentielle de permettre la construction de sociétés éclairées ; des sociétés où chacun dispose des outils intellectuels, des informations factuelles, des analyses argumentées qui permettent de faire des choix ; des choix, qui pour être libres, doivent être informées. Les médias professionnels sont ce qui permet à une société de décider en conscience de son destin. »

Dans le cadre de divers projets régionaux et nationaux, l’UNESCO à travers son Programme international pour le développement de la communication (PIDC), apporte son soutien à un certain nombre d’écoles de journalisme et développe des partenariats avec ces dernières pour les aider à atteindre un niveau d’excellence défini, en améliorant la formation du personnel, leurs programmes d’études, matériels pédagogiques et centres de ressources ainsi que leurs réseaux et compétences en gestion.

Maxime Kana, Stagiaire

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