Décès de Penda Ekoka : le témoignage de l’honorable Dissake

Suite au décès de Christian Penda Ekoka, le journal Actualité s’est rapproché de l’Honorable Dissake, née Ekoka Marguerite-Hélène, député du Moungo, dans le Littoral, sœur de celui-ci afin de recueillir son témoignage.

 

Comment avez-vous accueilli le décès de Penda Ekoka ?

Je me suis inclinée devant la volonté de Dieu bien qu’effondrée. Son départ nous laisse dans un immense chagrin et constitue une grande perte pour notre famille.

Que retenez-vous de lui ?

Je retiens de lui ces enseignements :

  • l’amour fraternel
  • la dignité
  • le culte de l’effort
  • la liberté
  • la droiture
  • la  sincérité
  • la loyauté
  • la justice et la justesse. Car, comme il aimait le dire, je cite : « ce qui est légal, n’est pas forcément juste.»

En tant que frère et sœur appartenant à deux chapelles politiques opposées, comment viviez-vous ?

Ayant reçu tous de nos parents :

  • la crainte de Dieu
  • le libre arbitre
  • le devoir de respect

Chacun respectait les choix de l’autre ou ses convictions. Nos relations étaient empreintes d’amour, de fraternité et de convivialité. Car la politique c’est la politique et la famille reste la famille. Nous étions donc en parfait termes.

Aviez-vous souvent voulu faire changer ses convictions ?

Vous auriez pu me demander aussi s’il voulait changer les miennes. En faite, je trouvais qu’il prenait de grands risques et cela constituait souvent l’objet d’inquiétude pour moi. Lorsque je lui en parlais, il disait qu’il comprend que je sois inquiète. Mais que, dans sa lutte pour un meilleur Cameroun, il n’avait pas peur.

Les enfants qu’ils laissent, ne se sentiront-ils pas abandonnés à eux-mêmes ?

Les enfants de mon frère sont adultes et indépendants.

 Fadimatou Ndzamndounkye, stagiaire.

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