Hommage-Benoît Djon : Fin d’une mission de protecteur bienveillant

Enseignant, guide, entrepreneurs mais avant tout chef de famille très attentionné, le fondateur de l’association “Jouhoul Li Malande”, a été conduit à sa dernière demeure le 5 octobre 2019, à Mom-Dibang, par Sombo, dans la région du Centre-Cameroun.

“Le meilleur des éducateurs de sa génération” a-t-on entendu dire lors des témoignages marquant la cérémonie d’inhumation de Benoît Djon. Sans doute vrai, mais pas seulement. Car Benoît Djon a exercé plusieurs autres métiers. Il a longtemps travaillé à la Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux (Maetur). D’abord comme commercial, entre 1982 et 1989 à Douala chef-lieu de la région du Littoral, et puis comme chef d’agence à Bafoussam, région de l’Ouest, entre 1989 et 1992.

A 22 ans, nanti d’un baccalauréat A4, Benoît Djon plonge dans l’encadrement de la jeunesse camerounaise. Il est enseignant au collège le Mailloux de Bot-Makak, à partir de 1972. En 1974, il est fait directeur de cet établissement secondaire. Quatre ans après, cet adepte des défis, va également enseigner au collège Saint Michel. 1982 marque alors son entrée à la Maetur, d’où il ressort en 1992.

Préfet des études au collège Marie Albert d’Eseka de 1992 à 1999 et entre 2002 et 2010, celui que le collège Sacré coeur de Makak a connu comme surveillant général de 1999 à 2002, était pétri d’expérience professionnelle. Même si la vie s’était souvent comportée avec lui de manière peu aimable, “général”, comme l’appelaient affectueusement ses collègues, paraissait toujours l’apprécier.

En fait, Benoît Djon était multiple et soucieux du bien être des autres”, affirment tous ses proches. Toujours plus que ce qu’on croyait, il était prêt à se sacrifier pour les autres. Peut-être à cause de ses origines. Il est né le 5 mars 1950, à Mom Dibang, dans le département du Nyong et Kelle, région du Centre, de Djon Nicolas et de Ngo Nlend Géneviève. Ce fruit du séminaire Saint Paul de Nylon de Douala (1969-1970), est passé par le petit séminaire de Bonepoupa (1964-1968) et le séminaire saint Paul de Bafang dans la région de l’Ouest ( 1968-1969). Il obtient son baccalauréat A4 au collège Chevreuil à Douala en 1972.

Jamais vraiment à l’aise dans ce monde de petites combines et de gros intérêts qu’il était amené à cotoyer, mais qui n’était pas le sien, Benoît Djon est parti à sa manière : un peu brusque. Sa mort est insupportable chez son épouse, ses enfants et petits enfants. Peu importe son âge, c’est un scandale.

Arnaud Kévin Ngano

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