Industrie : les grands crus aux portes du Cameroun

Des usines de transformation du cacao, sont envisagées dans les jours à venir.

« Un mariage d’intérêt est devenu un mariage de raison et donc une alliance de cœur qui se serait davantage fructueuse avec la relocalisation de la transformation du cacao au Cameroun ». Le message délivré par Luc Magloire Mbarga Atangana, Ministre camerounais du Commerce, lors de la séance de dégustation du chocolat fin camerounais à Yaoundé,  illustre à dessein la prochaine étape du partenariat tissé il y a moins de deux ans entre le Cameroun et la confédération des chocolatiers et confiseurs de France. Des propos réitérés à la suite des échanges avec l’assistance, face aux maîtres chocolatiers constitués désormais en club des chocolatiers en quête d’une fève d’excellence sur le triangle national.

Étapes préalables

Pour relever le défi de la transformation du cacao d’origine Camerounaise, il est impératif selon les maîtres chocolatiers de France de maîtriser certains procédés. Ainsi par la voix du Conseil Interprofessionnel du Cacao et du Café les experts ont présenté le processus d’obtention d’un grand cru de chocolat. Avec une dizaine d’étapes allant du choix méticuleux de la variété de plants, jusqu’à l’analyse sensorielle du produit, en passant par une fermentation dans les caisses en bois perforées, l’artisan peut dès lors parvenir au cacao zéro défaut avec une teneur en eau minimale de 7 degré Celsius.

Des éléments fondamentaux qui, bien élaborés permettraient l’ouverture d’usines de transformation de la fève d’excellence camerounaise dont les prémisses d’avenir ont été perceptibles lors de la toute première rencontre de dégustation du chocolat local organisé le 22 juin 2019 par le Cicc.

Brice Ngolzok

Please follow and like us:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *