Joseph Biyoa : Le Jésus du transport périurbain ?

Combattu par ses camarades du bureau du Syndicat national des conducteurs du transport périurbain, urbain, interurbain et rural du Cameroun (Synctrapuircam), le coordonnateur national et trésorier, Joseph Biyoa, est très adulé par la base.

« La seule personne que je connais, qui a fait tout dans le Synctrapuircam, c’est Biyoa. Je dis bien sur le terrain ». Ces propos de Rigobert Messina, président du pôle camp sonel-Oyomabang, au sortir d’une concertation à Yaoundé, la capitale du Cameroun, cache difficilement la reconnaissance du travail abattu par Joseph Biyoa sur le terrain. Non pas un travail pour son intérêt égoïste, mais plutôt pour les membres du Syndicat national des conducteurs du transport périurbain, urbain, interurbain et rural du Cameroun.

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En tant que coordonnateur du Synctrapuircam, Biyoa s’est toujours montré disponible, chaque fois qu’un conducteur, membre de cette organisation, s’est trouvé en difficulté, très souvent perturbé par les éléments des forces de maintien de l’ordre ou des démembrements des pouvoirs publics. L’homme a toujours utilisé sa casquette de syndicaliste et son dynamisme, pour défendre les acteurs du segment périurbain et rural, injustement inquiété par la mairie, la police, la gendarmerie, d’autres syndicalistes ou des agents des représentations du ministère des transports. Plusieurs chauffeurs enfermés au commissariat ou à la brigade, ont été libéré grâce à Biyoa, entend on dire dans des point de chargement à Yaoundé.

Non à la suspension…

Pourtant sa suspension comme coordonnateur national du Synctrapuircam est décidée et prononcé par le président national, Prosper Aimé Essomba, malgré les contestations des membres de la base. Selon le leader de cette organisation socioprofessionnelle, Joseph Biyoa à qui le poste de coordonnateur national a été attribué alors qu’il ne figure pas dans les textes, « s’assoit sur les autres » responsables du Synctrapuircam, et « manigances des choses visant à déstabiliser » le groupe. Raison pour laquelle, le poste est suspendu pour « insubordination », dit le président Prosper Essomba.

Jusqu’ici, nombre de membre de ce syndicat qui craignent la chute de la corporation, pensent que leur leader va revenir sur sa décision. C’est ce que semble préciser Sa majesté Messindi Clément, en affirmant : « je me porte garant pour que ensemble on puisse réunir notre grande famille, pour ramener la paix. Je sais qu’Essomba est un homme sage, un homme intègre et galant. Il va comprendre nos doléances ». Entre temps, le congrès prévu le 17 octobre 2019, se prépare.

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Arnaud Kévin Ngano

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