Leadership féminin : un réseau syndical voit le jour au Cameroun

L’adoption de la charte du réseau syndical pour la promotion du leadership des femmes camerounaises et la mise en place du bureau exécutif, ont fait l’objet d’un atelier tenu vendredi 4 mars 2022 à Yaoundé, la capitale politique.

« Batailler ensemble, pour que le mouvement syndical des femmes ait un autre nom ». Cet objectif fait partie des priorités de pas moins de 7 confédérations au Cameroun. Une trentaine de leurs membres, réunis vendredi 4 mars 2022 au siège de la centrale syndicale du secteur public (CSP), l’a fait savoir.

Après avoir créé le Réseau syndical pour la promotion du leadership des femmes camerounaises (Resyplef), elles ont adopté la charte y relative et installé le bureau exécutif. C’est Antoinette Mebiam Tangono épouse Ekoan, qui a été unanimement élue coordinatrice nationale, secondée par Rose She, vice-coordonnatrice, chargée du suivi-évaluation. Par la même occasion, Céline Nathalie Amana a été désignée secrétaire général du réseau. Marie Joseph Bandolo Kpama, secrétaire en charge des affaires financières et Marceline Megueni épouse Djietcheu est la commissaire au compte. Judith Tesi étant secrétaire chargée de la formation et la recherche.

L’adoption de la charte et la mise en place du bureau exécutif se sont bien déroulées à Yaoundé le 4 mars 2022. ©: A.K.N.
Les femmes veulent s’imposer à côté des hommes dans le monde syndical. Yaoundé, 4 mars 2022. ©: A.K.N.

Une équipe de syndicalistes très engagée, ayant souvent fait des preuves sur le triangle national et hors du pays. Ce qui rassure d’ailleurs Jean Marc Bikoko, président de la CSP ; car dit-il à la fin de l’atelier : « l’objectif est atteint. » Même si cela ne l’empêche pas d’attirer l’attention du nouveau bureau sur le fait, qu’« il est l’heure de se mettre au travail » en se rappelant que « le maçon se juge au pied du mur ».

Prenant la parole à son tour, Marinna Nyamekye, spécialiste activités des travailleurs au Bureau international du travail, a adressé ses encouragements aux heureux, en précisant que « la tâche ne sera pas facile », avant de relever que le « challenge est de voir plus de femmes participer au dialogue social », dans les jours à venir au Cameroun.

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Ces doléances semblent ne pas être entrées dans les oreilles de sourds. Antoinette Tangono, seule présidente de confédération syndicale au pays pour le moment, a fait la promesse de faire bouger les lignes très bientôt. Elle a non seulement remercié le BIT, mais aussi des présidents confédéraux hommes (notamment Jean Marc Bikoko de la CSP et Benoît Essiga Ananga de Entente) et tous les participants pour leurs apports et présence à la rencontre.

Arnaud Kevin Ngano  

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