Lutte contre le Covid-19 : L’exemple qui vient du Diocèse de Ngaoundéré

Face à la menace de la maladie à Coronavirus 2019, le diocèse de Ngaoundéré, chef-lieu de la région de l’Adamaoua, en étroite collaboration avec l’administration et ses partenaires, mobilise ses fidèles, pour sensibiliser la population. Les explications de l’Abbé Achille Hermann Pandeu Tatsi, économe du diocèse de Ngaoundéré et coordonnateur du bureau pastoral diocésain.

Etes-vous impliqué dans la lutte contre le coronavirus 2019 ?

Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, nous avons été invités par la délégation régionale de la promotion de la femme et de la famille, en collaboration avec l’Unicef, d’abord pour une formation de nos agents de sensibilisation, et quelques jours après, nous avons reçu un  kit constitué de 20 seaux d’eau à robinet d’une contenance de 20 litres, 20 supports pour ces seaux d’eau, 20 petits seaux pour recueillir les eaux usées. 

Nous avons aussi reçu à peu près une quarantaine de bouteilles de savons en liquide, et 9 baffles rechargeables petits modèles, plus quelques affiches.

Comment ce matériel a-t-il été redistribué ?

Nous avons invité les prêtres pour une rencontre ici même à l’évêché de Ngaoundéré, et nous avons partagé d’abord ce que nous avons reçu, c’est à dire, comment utiliser ce matériel ? A la suite de cela, les paroisses de la ville de Ngaoundéré, ont déchargé ledit matériel. 

Ainsi chaque paroisse de la ville a eu droit à  deux seaux d’eau à robinet, un baffle rechargeable, un support, quelques boîtes de savon en liquide. Toutes les 6 paroisses de la ville de Ngaoundéré en ont bénéficié. C’est vrai que nous avons aussi fait profiter l’aumônerie des jeunes et le Codas-Caritas, qui est notre structure travaillant dans le cadre de tout ce qui est à caractère socio caritatif.

En quoi est ce que ce kit a été important dans le cadre de la lutte contre la maladie à coronavirus dans votre Diocèse ?

Chaque paroisse avait déjà mis sur pied beaucoup de matériels pour ces mesure barrières là. Mais c’était insuffisant, il faut le dire.  Ces nouveaux kits sont  venus renforcer et booster ce qui était déjà sur le terrain. Ils sont d’une très grande utilité. Vous pourrez le constater si vous faites un tour dans quelques paroisses de la ville.

Comment vous organisez vous pour une sensibilisation efficace avec les baffles baladeurs ?

Par rapport au volet sensibilisation, nous nous sommes appuyé sur ceux qui ont reçu  la formation de l’Unicef. Ils étaient 15 au total.Il y a eu une deuxième concertation après la formation, pour renforcer les capacités d’autres personnes qui n’étaient pas à la rencontre avec l’Unicef, pour les former aussi. Ce qui fait que chaque paroisse, a quelques sensibilisateurs. Nous profitons d’ailleurs du cadre des messes du dimanche et de la semaine pour utiliser ces baffles là.  

Le travail a commencé le même jour que nous avons reçu les objets, et nous avons créé un forum WhatsApp, pour avoir le Feedback et enseigner certains, sur la méthode de sensibilisation. Notre coordinatrice diocésaine de la santé nous est d’un très grand apport. Puisqu’elle a participé à la formation de l’Unicef, elle donne chaque semaine, elle présente une petite fiche qui nous permet de sensibiliser les fidèles en allant point par point . Par exemple la thématique de cette semaine porte sur comment se laver les mains.

Quelle est la particularité du Diocèse, dans cette lutte contre le Coronavirus 2019 ?

Dès que la pandémie s’est présenté, l’évêque a sorti une lettre pastorale  qui a été distribuée dans tout le diocèse. Dans cette lettre, l’évêque prend des dispositions en s’appuyant sur les mesures édictées par le gouvernement et l’Organisation mondiale de la santé.Un de nos services a été désigné pour penser les mesures allant dans le même sens que celle du gouvernement. Il s’agit bien sur de la Caritas diocésaine, qui a monté des spots qu’on a distribué aux chrétiens, Ils ont aussi fait des affiches et sorti des seaux estampillés “Caritas”.

Qu’est ce que les sensibilisateurs ont, en contrepartie du travail qu’ils abattent ?

En contrepartie, rien du tout. Ceux qui le font, c’est avec beaucoup de joie. Ils ne font que leur devoir de chrétien. Au départ c’était difficile, parce que tout le monde avait peur de la pandémie. Mais de plus en plus, beaucoup se sont  relâchés  grâce à l’encouragement que l’évêque a eu à adresser aux chrétiens à travers ses lettres. Ici en ville, la mobilisation s’est faite tous azimutes sans difficulté.

Meme ceux qui au départ ont été formés par l’Unicef, le font gratuitement, et ils le font avec joie. Ils ont la volonté et l’envie d’aider. Je crois que l’Unicef a seulement eu le mérite de leur donner un peu de taxi.

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