Manipulation : la dénonciation des syndicats nationaux

Les leaders des organisations socioprofessionnelles nationales des transports routiers du Cameroun attirent l’attention des travailleurs de ce secteur d’activité, qui doivent éviter de céder au désordre.

Pendant qu’ils sont en pourparlers avec des membres du gouvernement, pour trouver des solutions aux problèmes suscités par les mesures restrictives prises par l’exécutif camerounais, des responsables régionaux et départementaux des syndicats des transports, se préparent à entrer en grève le lundi 20 avril 2020. L’ensemble des leaders nationaux de ces groupes constitués, se désolidarise de ce mot d’ordre de grève, a-t-on appris vendredi 17 avril 2020, lors d’un point de presse à Yaoundé.

Selon les présidents des syndicats nationaux des transports du Cameroun, les initiateurs du mouvement d’humeur annoncé « ne justifient d’aucune qualité ». Ils optent pour « une campagne de dénigrement et de diabolisation des leaders syndicaux auprès de l’opinion nationale et des camarades », précise la quinzaine de signataires de la déclaration officielle présentée à la presse à la bourse du travail de Messa à Yaoundé, ce 17 avril 2020.

Par rapport aux difficultés que traversent en ce moment les chauffeurs professionnels à cause des décisions du premier ministre et ses collaborateurs pour freiner la propagation de la maladie à coronavirus au Cameroun, Jean Louis Mevoungou, président du Syndicat national des travailleurs professionnels des transports routiers du Cameroun (Syntraptcam), indique que « le dialogue reste maintenu avec les pouvoirs publics », la grève ne pouvant intervenir qu’en cas de rupture.

Les présidents des syndicats nationaux des transports routiers du Cameroun qui disent n’être « associés ni de près ni de loin à cette campagne d’intoxication orchestrée par ces individus en mal de notoriété », demandent entre autre, la baisse du prix du carburant, la levée des barrières de péage routier, la distribution des kits sanitaires à tous les chauffeurs de véhicules affectés au transport public des personnes et le gel du paiement de certaines taxes relatives aux transport public de voyageurs. Si rien de tout ceci n’est fait, mentionne Jean Collins Ndefossokeng, président du Synester, l’ensemble « des syndicats nationaux va se trouver dans l’obligation d’observer un arrêt de travail à partir du lundi 27 avril 2020 ». Même si le souhait n’est pas d’arriver à ce stade-là.

Arnaud Kévin Ngano

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