Marche du MRC-Prosper Esomba:« Je ne dois rien à personne »

Trois jours après la mobilisation contre la marche du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), menée par  la plateforme “Club d’élite”, le président Prosper Aimé Essomba, fait le bilan.

La veille du 22 septembre 2020, vous avez mobilisez des acteurs de tous les segments du transport routier au Cameroun, pour contrecarrer la marche du MRC. Quel bilan dressez-vous de cette activité ?

Il faut très vite noter que je suis satisfait. C’est pour cela que je profite de cette occasion pour remercier les camarades, tous les professionnels du secteur des transports. Nous avons compris que depuis un certain temps certains leaders politiques appelaient les camerounais à descendre dans les rues. Nombreux d’entre nous sont souvent manipulé par des ennemis de la paix. Pourtant nous savons que sans paix, le professionnel des transports n’a pas de vie. Ils arrivent à mener leurs activités normalement parce qu’il y a la paix.

Si donc ceux la veulent profiter de nous pour arriver à leur fin passant par le désordre, il était grand temps pour nous de dire non. Nous nous sommes levés comme un seul homme, et je crois qu’aujourd’hui nous sommes satisfait. Le Cameroun est debout, chacun vaque à ses occupations. C’était ça l’essentiel.

 

L’objectif a donc été atteint. Mais avez-vous une réponse à donner à ceux qui demandent si le syndicalisme c’est la politique ?

Notre mobilisation de l’autre jour, n’était pas de la politique. Nous avons compris que si nous vaquons facilement et librement à nos occupations quotidienne, c’est parce que les armes ne crépitent pas à gauche et à droite comme ça se passe ailleurs. Si nous nous leveons pour dire aux fauteurs de trouble que ça ne passera pas par nous, ou est la politique dedans ? Nous soutenons les institutions de la république et ceux qui les incarnent.

Vous êtes sans ignorer que le syndicaliste reste légaliste. Quand on parle de politique, on parle de démocratie. Si quelqu’un arrive au sommet de l’Etat démocratiquement, je crois que le syndicat doit suivre celui-là, parce qu’il n’a pas tué, il n’a pas marché sur les corps de ses compatriotes pour arriver où il est. C’est ça la légalité.

Le syndicat peut même faire la politique si cette politique permet à ceux qu’il prétend défendre de trouver leur compte. Le syndicaliste peut soutenir un homme politique qui a un bon projet politique, qui peut permettre à la société d’émerger. Si par exemple un candidat à l’élection présidentiel nous présente un projet dans lequel nous retrouvons, pourquoi ne va-t-on pas le soutenir. Le syndicat soutient ce qui peut faire changer les conditions de vie ses membres.

 

En posant un tel acte, ne craignez-vous pas pour votre vie ?

Quand on naît, chacun doit laisser un nom. On est appelé à laisser un nom positivement ou négativement. Si je perds ma vie parce que j’ai montré la voie aux camarades professionnels des transports, je dirais Dieu merci. J’ai fait le travail qui était le mien. Je ne crois pas avoir pris quelque chose à quelqu’un en le faisant. Je ne dois rien à personne.

Si quelqu’un m’attaque sur cette base, ça veut dire que la personne ne sait pas ce qu’elle fait. Le camerounais qui me ferrait une chose pareille, n’est pas patriote. Quand on est patriote, on ne peut pas laisser le pays dans la ruine.

 

Propos recueillis par Arnaud Kévin Ngano

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