Marche du MRC: tentative de défiance des pouvoirs publics

Le gouvernement camerounais estime que le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) est un parti politique en perdition, qui cherche à esprimer désespérée sa volonté d’exister ou de survie à travers des manifestations illégales.

 

« Le gouvernement, par ma voix, déplore vivement et condamne sans réserve ces manœuvres récurrentes de provocation et de déstabilisation dont la marche projetée et illégale ». Ainsi parle René Emmanuel Sadi, ministre de la communication, au cours du point de presse du 21 septembre 2020, à Yaoundé.

Devant des journalistes des médias nationaux et internationaux, le porte parole du gouvernement s’est insurgé contre la marche du MRC. C’est d’ailleurs la position du pouvoir, qui qualifie la manifestation d’absurde, au delà du fait qu’elle est une provocation.

Ce point de presse a également donné l’occasion au ministre de la communication, de revenir sur certains missions d’une formation politique. « C’est aussi le lieu de rappeler, même à ceux qui l’ont enseigné ou qui sont supposés le savoir, le rôle dévolu aux Partis politiques, de par la Constitution, un rôle qui n’est pas une option mais une obligation, un rôle constructif, qui n’incite nullement à semer la discorde ou la chienlit, mais à concourir à l’expression du suffrage, en respectant les principes de la démocratie, de la souveraineté et de l’unité nationale », affirme René Emmanuel Sadi.

Pour le gouvernement, le MRC est victime de ses propres turpitudes. « Il est donc incompréhensible qu’un parti politique, du reste naissant et en construction, qui plus est, peu concerné, et ce, de son propre fait, entende s’opposer catégoriquement à l’organisation d’un scrutin national, en l’occurrence l’élection des Conseillers Régionaux », relève-t-il.

Maurice Kamto, président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, a invité les camerounais à marcher pacifiquement pour réclamer le départ du chef de l’Etat Paul Biya et le report des élections régionales devant se tenir en le 6 décembre 2020. Kamto exige que la crise dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest, soit réglée et le code électoral modifié.

 

Arnaud Kévin Ngano

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